Les Voiles de DuffDuff

Salut à tous! Voici un petit blog consacré à la course au large! N'hésitez pas à me laisser des commentaires et de me passer des infos qui pourraient m'être utile à completer ce blog. Merci d'avance! Bonne nav'! DuffDuff

Vendée Globe

YachtPals.com News

Le record de 87j10h47'55" sera t'il battu lors du Vendée Globe?

mardi 20 janvier 2009

Vendée Globe: Steve White

Salut à tous!

Steve White, 9e au Cap Horn

Message de Steve White (Toe in the Water) au passage du Cap Horn hier soir : 
« Je suis content d’être ici, content d’avoir laissé tous nos soucis derrière nous et d’y être arrivé en bon état. Avant, ce n’était qu’une marque sur les cartes à atteindre aussi rapidement que possible, mais cela mérite bien sa réputation. J’ai 43 nœuds de vent avec des pointes à 58, mais cela a molli un peu. Sur la remontée du plateau continental, c’était incroyable. Des murs d’eau. On remonte une vague et on se heurte contre la suivante tout de suite après. Il y a un sentiment désolant de solitude et cela vous fait penser aux voiles carrées d’autrefois. Cela a dû être affreux dans ces parages et on peut se demander si cela valait vraiment le coup pour un peu de thé. J’ai hâte de retrouver une mer plus calme pour pouvoir accélérer et rattraper ceux de devant. Avec un peu d’espoir ils seront bien ralentis dans le Pot au Noir. »



Bonne nav'!
DuffDuff

Jean-Baptiste Dejeanty: Cap sur le Cap

Salut à tous!

A Port-Elizabeth depuis le 9 janvier, Jean-Baptiste a engagé la semaine dernière un check-up complet de Maisonneuve dans la perspective d’un convoyage retour par la mer, jusqu’à Lorient. Cette inspection approfondie et les premières interventions à bord l’ont conduit à modifier son programme de réparations. Dans l’immédiat, il va donc rallier la ville du Cap (Cape Town), deuxième port Sud-Africain, dont les infrastructures seront mieux adaptées au chantier. Il attend actuellement une fenêtre météo prévue dans les jours qui viennent.
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© J. Girardot-Maisonneuve
Outre les soucis constatés en mer pendant la course (pilotes, drisses de grand voile, génois), j’ai découvert d’autres problèmes qu’il faudra impérativement régler avant de reprendre la mer”, détaille le skipper. Si les soucis de pilote automatique semblent solutionnés, Jean-Baptiste déplore notamment un vrillage au niveau de l’axe de cadène de génois, qui l’obligera à une intervention complexe. “Une fois à Cape Town, je disposerai d’un environnement logistique plus favorable pour mener à bien l’expertise et les dernières réparations.” Si les informations météo dont il dispose se confirment, il pourrait reprendre la mer vers le Cap, distant de 300 milles, à partir de mercredi. Il lui faudra alors environ 36 heures pour rejoindre le grand port sud-africain.


Bonne nav'!
DuffDuff

PRB paré pour le cargo

Salut à tous!

L’équipe de Vincent est arrivée à Ushuaïa mercredi dernier. Depuis, tous s’affairent autour du monocoque pour le préparer à l’embarquement sur le cargo. Etape importante : PRB a été déquillé aujourd’hui. « Tout s’est bien passé. Nous avons profité d’un bon créneau météo » assure Pierre-Louis Pillot, project manager.

© PRB.fr/Voile
 Le quatuor a, depuis son arrivée sur place, consacré une bonne partie de son temps à ranger le matériel et la soute à voile afin d’équilibrer les poids pour optimiser le grutage. De même, les dérives et la bôme ont été solidement amarrées en vue du long voyage qui attend PRB entre la Pointe Sud Américaine et les côtes européennes. Reste à remplir les bers de polystyrène pour fabriquer le meilleur cocon pour accueillir la coque du 60’.
Une nouvelle fois, la famille « PRB » s’est réunie autour du bateau blessé puisqu’Isabelle Autissier et son équipage d’Ada 2 ont donné un sacré coup de main à l’équipe pour tous ces préparatifs ! Merci encore Isa ! 
Le départ du cargo est prévu vers le 25 ou 26 janvier et le voyage devrait durer environ 25 jours.

Source: PRB.fr/Voile

Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Paprec Virbac 2 à bord d'un cargo

Salut à tous!

A Auckland, Paprec-Virbac 2 a été chargé cette nuit à bord du cargo qui le ramènera en France. Le cargo quittera le port néo-zélandais demain.

©JPDick.com
Luc Bartissol, Jean-Yves Gau et Philippe Echassoux ont tenu le planning fixé à l’arrivée de JP. Lundi et mardi, les voiles et les dérives ont été débarquées, et le bateau nettoyé. Mercredi, Paprec-Virbac 2 a été démâté. Puis vendredi, le bateau est sorti de l’eau, avant d’être déquillé.
Enfin, le bateau a été entreposé sur un ber et la quille a été placée astucieusement sous le bateau.
La dernière étape, a été d’emballer le bateau pour le protéger pendant le transport. Paprec-Virbac 2 a été chargé ce mardi en Nouvelle-Zélande dans le pont du cargo. Le mât est stocké à côté. 
Paprec-Virbac 2 est attendu fin février à Lorient.

Source: JPDick.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux

Salut à tous!

Un Pot-au-noir pour le moins coriace a fortement ralenti Michel Desjoyeaux ses dernières 24 heures dans sa progression vers l’hémisphère Nord. Le skipper de FONCIA a coupé l’Equateur ce matin à 5H14'10" (TU). Derrière, Roland Jourdain est revenu à 334 milles.
Soulagement ce matin à bord de FONCIA pour Michel : « Bon, ben ça, c'est fait ! Ce n'est plus à faire, puisque c'est fait! 5H14'10" (ndr : TU) ce mardi 20 janvier 2009, FONCIA coupe l'Equateur pour la deuxième fois dans ce Vendée globe, et à vive allure, en plus! Je crois que je n’avais pas payé le péage à la descente, normal, y avait personne dans la guérite! Là, y m'ont pas raté, j'ai cotisé, pour les 2 ! »
Du coup ce matin FONCIA semble reparti de plus belle : 9,9 nœuds de moyenne sur la dernière heure avant le pointage de 5h. Il est encore trop tôt pour savoir si le Pot-au-noir va définitivement le laisser passer. Beaucoup plus sud que prévu, ce pot peut encore réserver bien des surprises à moins que…, il soit moins étalé dans le Nord, auquel cas Michel ressortirait plus vite. Néanmoins il convient de rester prudent. Une chose est certaine, FONCIA vient de signer son retour dans l’hémisphère Nord qu’il a quitté le 23 novembre dernier à 3H43’20’’ TU, soit il y a exactement 58 jours 1 heure 30 minutes et 50 secondes (pour mémoire FONCIA avait alors coupé cette ligne géographique en 15ème position). Michel va maintenant pouvoir « naviguer la tête à l’endroit » en espérant que Neptune le laisse filer !
En 24 heures, Bilou a repris à Michel la bagatelle de 159,7 milles. Forcément agaçant mais comme dirait l’autre : c’est le jeu ! D’autant que c’était plus ou moins au programme, encore plus dans une zone météorologique de non droit ! Maintenant, reste à voir si la « porte » va se refermer de la même façon - ou non - sur les poursuivants de FONCIA, et à commencer par le premier d’entre eux : Veolia Environnement. Pour l’instant, le bateau rouge profite toujours des Alizés de Sainte Hélène pour réduire son avance.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Arnaud Boissières

Salut à tous!

En moins d’une semaine le thermomètre est passé de 5 à 16 degrés aujourd’hui, permettant au skipper d’ôter une par une les couches de polaires. Savourant ce nouvel été et surtout la fin des angoissantes mers du sud, Arnaud est toujours à la lutte avec ses deux concurrents même si, pour l’heure, AVIVA et Barhain Team Pindar, ont un peu pris la clé des champs en réalisant les meilleures moyennes de toute la flotte sur les dernières 24h00. Dans ces conditions, le plan Finot affiche un très net déficit de vitesse, notamment en raison de l’absence de solent mais le skipper est loin de se lamenter. Lors de la vacation de ce matin, il s’est fendu d’une véritable déclaration d’amour pour son bateau qui « respire le bonheur » et lui a permis de réaliser plus des deux tiers de son Vendée Globe sans encombre. Autre atout sérénité pour Arnaud, et pas des moindres, il sait que la bascule va arriver en fin de journée et que, lancé au portant, il n’aura plus à rougir face aux véloces bateaux de Dee Cafari et Brian Thompson. Dans un vent faible à modéré, Arnaud ne désespère pas de renouer avec la septième place, puisque l’Anglaise avoue plusieurs trous dans sa grand voile qu’elle devra réparer très prochainement.
Interview  d’Arnaud Boissières à la vacation d’aujourd’hui :
« J’ai l’impression que depuis quelques heures, j’ai vraiment quitté les mers du sud pour des conditions plus agréables. Il y a moins de vent qu’hier mais il reste la mer du vent avec des creux de 3 – 4 mètres mais ça va se calmer dans quelques heures. Ce sont des conditions de reaching assez musclées et c’est plus facile pour Aviva et Pindar. Il y a une différence de génération, ces bateaux ont plus de puissance et c’est normal. Pour ma part, j’ai essayé de mettre plus de toile mais ça ne marchait pas mieux du tout. Ça fait du bien de se dire qu’on va vers le beau. Dans quelques jours, je serai à la latitude de Salvador de Bahia et ça me rappellera quelques souvenirs. Ce qui me manque aujourd’hui, après 72 jours de mer, c’est un solent et quelques huîtres du bassin d’Arcachon mais je ne m’ennuie pas. C’est un bateau qui respire le bonheur. Thomas Coville et Sébastien Josse se sont éclatés à son bord et aujourd’hui, c’est mon tour. »

Source: AkenaVérandas.com/Voile

Bonne nav'!

DuffDuff

Sébastien Josse: La saison 2009

Salut à tous!

Cela fait désormais un peu plus de deux semaines que Sébastien Josse, skipper de l'IMOCA 60 BT, est arrivé à Auckland, après avoir pris la difficile décision d'abandonner ses rêves de Vendée Globe. Avec plus de 50 jours de course dans le groupe de tête, Sébastien réalisait jusque-là une course sans faute, prouvant que le skipper comme le bateau étaient extrêmement compétitifs et constituaient un duo redoutable. Malheureusement, le lendemain de Noël, une mer démontée et des rafales de plus de 60 noeuds ont eu raison de sa course. Balayé par une déferlante, BT s'est couché, tête de mât dans l'eau, à la limite du chavirage. Le choc a été terrible et le bateau s'est relevé avec de nombreuses séquelles et des dégâts sur le système de safran, irréparables en mer. 
Sébastien et BT entraient donc dans les eaux calmes d'Auckland et s'amarraient au fameux Viaduct Basin, tandis que les leaders de la course contournaient le Cap Horn et entamaient la remontée de l'Atlantique. Déçu, Sébastien expliquait à son arrivée "Je ne peut pas m'empêcher de penser aux autres concurrents qui viennent de passer le Cap Horn et qui font donc route vers la maison ! C'est dur d'être témoin et non plus acteur de cette bataille !"
A terre, les choses se sont vite organisées : l'équipe technique de BT s'affairait à ranger le bateau, organiser le démâtage et déquillage. La décision était prise d'organiser le chantier de BT à Auckland et de le convoyer vers Lorient par cargo dès le mois de Mars. Pas un problème pour cette équipe internationale, Rhys Mellor (Néo-Zélandais d'origine) et Pierre-Emmanuel Hérissé (Chef de Projet), qui ont accueilli Sébastien à son arrivé à Auckland, ont rapidement été rejoints par une équipe de 3 spécialistes menée par Paul Quinn, superviseur de la construction de BT à Cowes en 2007. Paul-Ed Henry (Logistique) et Charlie Carter quittent pour leur part l'Europe demain pour compléter les rangs de l'équipe. Le chantier devrait durer entre 6 et 8 semaines.
Sébastien reprendra donc l'entraînement sur BT dès le début du mois de mai. Le skipper et le bateau, tous deux au mieux de leur condition, réaliseront un mois complet d'entraînement avant de rejoindre Calais pour le départ de la Calais Round Britain le 21 Juin. Cette course en équipage sera suivi d'un été anglais avec la participation à The Artemis Challenge pendant Cowes Week puis le départ du Fastnet le 09 Août prochain, toujours de Cowes. La course clé de la saison 2009 est la Transat Jacques Vabre, épreuve en double au départ du Havre le 07 Novembre et à destination du Costa Rica.

Source: Newsletter de BTSebJosse.com

Bonne nav'!
DuffDuff

lundi 19 janvier 2009

Vendée Globe: Dee Caffari

Salut à tous!
28/12/08: Fly-by of Dee and Aviva south of New Zealand. Copyright: Gareth Cooke, Subzero Images
© Gareth Cooke/Subzero Images
"Une belle nuit avec un ciel dégagé, des étoiles et la lune nous apporté une belle navigation. Heureusement, le vent est resté établi et nous a permis de naviguer sur une route directe en progressant bien vers le Nord. 
Deux gros chalutiers croisés la nuit dernière sont le signe que nous sommes bien de retour en Atlantique. Je n'avais pas vu d'autres bateaux, en dehors d'Akena Verandas et de Bahrain Team Pindar, depuis mon plongeon vers le Sud dans l'Atlantique à l'aller. J'étais super contente de voir de la vie. Ils étaient en train de pêcher avec une horde de milliers d'oiseaux qui les suivaient. C'était un sacré spectacle.
Ce dimanche a été un vrai dimanche de repos. J'ai fait une grasse matinée, puis j'ai pris un petit-déjeuner copieux et je me suis reposée allongée pour la majeure partie de la journée. J'ai épongé un peu d'eau plusieurs fois que j'ai balancé sur le pont, mais en règle générale, je n'ai pas fait pas grand-chose et Aviva a fait de son mieux pour s'occuper de moi. Il a avancé vite et bien et nous avons profité du ciel bleu de l'après-midi avec une tasse de thé.
Dee"


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc Guillemot

Salut à tous!

A l’aube du 71e jour de course, Marc Guillemot enregistre la plus belle progression. Avec un joli score de 343 milles parcourus sur les dernières 24 heures, Safran, qui pointe désormais son étrave le long des côtes sud du Brésil, est ce matin le plus rapide de la flotte. Affichant 16 nœuds au compteur, il reprend des milles à mesure qu’il remonte au Nord…
© JM Liot / DPPI / SAFRAN
© JM Liot/DPPI/Safran
La remontée de l’Atlantique n’a rien d’une sinécure. L’histoire des précédents Vendée Globe est là pour le rappeler : depuis le cap Horn, le chemin pour rejoindre les latitudes Nord, entre les systèmes dépressionnaires du Grand Sud et les dorsales générées par l’anticyclone de Sainte-Hélène, reste jalonné de pièges et d’embûches. Samantha Davies (Roxy) peut en témoigner, elle qui a battu hier des records de lenteur, à 2-3 nœuds encalminée dans une bulle sans vent.
Comme neige au soleil
A l’inverse, Marc Guillemot, qui trace son sillon plus près des côtes sud-américaines, n’a pas connu les affres d’un tel arrêt brutal. Le skipper de 
Safran, en a largement profité pour réduire de près de 200 milles son écart avec Sam. Les 347 milles encore en vigueur hier matin ont fondu comme neige au soleil : plus que 151 milles les séparent désormais !
Sur la route des alizés
Si il parvient à se faufiler entre les mailles des filets de la zone de transition qu’il traverse actuellement sur la route des alizés du Sud-Est, Marc peut espérer poursuivre sa belle remontée. Dans le même sens, il a également creusé son écart avec Brian Thompson (
Bahrain Team Pindar), de plus de 700 milles. Il y a des lundis matins comme ça, qui commencent bien la semaine !


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux

Salut à tous!

Plus que jamais Michel Desjoyeaux se rapproche de « la maison ». Pointé ce matin à 3376 milles des Sables d’Olonne, le leader du Vendée Globe a profité du week-end pour augmenter sensiblement son avance sur ses poursuivants allant jusqu’à 500 milles d’écart avec Jourdain. FONCIA va passer l’Equateur dans quelques heures et signer ainsi son retour dans l’hémisphère Nord.

© Y. Zedda
Après avoir frisé les moustaches de l’île de Fernando de Noronha dans la soirée d’hier, FONCIA navigue ce matin 494,6 milles devant l’étrave de Veolia et à 250 milles environ de l’Equateur. Jamais l’écart entre un leader et son dauphin sur le Vendée Globe n’a été aussi important que ce week-end. 15 nœuds de VMG sur la journée d’hier contre 10 pour Veolia, FONCIA a profité des alizés de Sainte Hélène pour asseoir encore un peu plus son leadership. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 387 milles d’avance en fin de journée samedi, 500 milles hier à 20h. Cela fait 71 jours de course et déjà 34 jours que Michel Desjoyeaux est en tête, soit presque 50% du temps de course.
Pourtant, il convient de relativiser les écarts à l’approche du mythique Pot-au-Noir dans lequel Michel devrait « buter » - FONCIA est déjà freiné ce matin - et donc reperdre des milles vis-à-vis du chasseur Jourdain. « … je vais ralentir en arrivant dans le Pot-au-noir. Ça devrait passer comme une lettre à la poste, mais ce sera peut-être un peu plus dur que ça. On n'a pas une situation très académique et il sera peut-être un peu meilleur pour Bilou… » confiait Michel hier lors de la vacation officielle. La prudence est donc de mise à bord de FONCIA même si force est de constater qu’en ce 71ème jour de course, Michel semble avoir toutes les cartes en main pour contrôler. Derrière, pas question de relâcher la pression pour Bilou : « Le Pot-au noir va être plus éprouvant pour lui que pour moi. La chasse au Desjoyeaux est ouverte jusqu'à février, après on ferme, mais on la fera jusqu'au bout. »
Car le Pot-au-noir et la remontée dans l’Atlantique Nord peuvent toujours réserver quelques surprises… L’Atlantique Nord justement, il en est déjà question pour Michel : « A priori, on a un régime perturbé d’Ouest au Nord de l’Anticyclone des Açores, on devrait donc faire une grande boucle dans l’Ouest avant de rejoindre les côtes européennes. Maintenant, la météo est ce qu’elle est et les prévisions sont ce qu’elles sont ! On joue quand même sur des prévisions à plus de 12 jours… ça peut encore changer d’ici là… » Les montures sont éprouvées, il faut savoir les écouter, rester prudent et concentré jusqu’aux Sables… et pas avant.


Bonne nav'!
DuffDuff

samedi 17 janvier 2009

Thomas Coville arrivé à Brest


Salut à tous!

Samedi à 11h41, Thomas Coville et Sodeb’O achevaient leur tour du monde en 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes. Une heure et demi plus tard, ils touchaient terre.
Après 28 125 milles autour du monde en solitaire, en trimaran, Thomas Coville amarre son oiseau de 32 m au port de commerce de Brest. « J'ai ramené le bateau, » murmure-t-il, les yeux fermés en serrant fort dans ses bras Joseph Bougro. « Tu as fait davantage que ça, » lui assure le fondateur de Sodeb'O, son sponsor. Sur le voilier, les yeux d’une fillette pétillent. Ils racontent son admiration pour le marin. Pour son papa. Thomas Coville est revenu d'un voyage aussi formidable que terrible. L'émerveillement de l'enfant est celui de tous ceux qui ont suivi son périple. 
"Tout donné"
Les micros se tendent vers le skipper aux yeux rougis par l’épuisement. C'est déjà le moment où il faut livrer ses tripes, résumer en quelques secondes deux mois passés en mer.
« J'ai tout donné, je n'ai pas lâché une minute, dit-il avant qu'un noeud n'entrave sa gorge. J'étais parti pour le record et ça, je n'ai pas réussi à le faire. » Il faut déjà répondre à la question suivante. Coule une larme. De ses mains cabossées, le marin finit par l'essuyer. Peut-on lire sur les mains les efforts qu'il a dû consentir ? Simplement une évocation. Quand aux embrassades avec les proches succèdent les poignées de main, Thomas doit s'excuser : ses pognes sont tellement amochées qu'il ne peut pas serrer fort. 
Cabossés
Encore des questions. Pour répondre, Thomas ne regarde pas ses congénères mais le ciel et son multicoque. 
« J'ai vécu quelque chose de fort avec ce bateau, une osmose totale, c'est rare. Il a été exceptionnel dans ses réactions, dans son comportement. C'est inimaginable. Il est hyper sain au portant. J'ai engagé dans l'eau jusqu’à la moitié du trampoline et il est ressorti. Jamais il ne m'a déçu. »Le skipper ne tarit pas d'éloges sur son alter ego et esquive adroitement chaque compliment. « Je suis content de voir le bateau en bon état, observe Benoît Cabaret, l'architecte de Sodeb'O, mais c'est le bonhomme, plus que le bateau qui m'impressionne. » Pourtant, Thomas sait que le trimaran a beaucoup encaissé, qu'il y a des fissures à l'intérieur. « Le bateau est cabossé, moi aussi. » De l'extérieur, on ne devine rien. Jusqu'à la ligne d'arrivée, à l'entrée du chenal de Brest, le skipper est resté concentré. « C'est un endroit dangereux et très compliqué à gérer en solitaire. La dernière nuit est très particulière. J'avais à coeur de rester sous les 60 jours. Je ne pensais pas aller aussi loin. A terre, on se fixe des limites qui n'existent pas. »
Désormais Thomas Coville fait partie des trois seules personnes qui ont bouclé le tour du monde en solitaire à bord d'un multicoque sans escale. En 59 jours, 20 heures, 47 minutes et 43 secondes, il a parcouru 28 125 milles à la vitesse de 19,6 noeuds. Alors, effectivement, il boucle la boucle avec 2 jours, 7 heures et 13 minutes de plus que Francis Joyon, mais ayant parcouru 1725 milles de plus, Thomas Coville a été le plus rapide. « Il faut qu'il en prenne conscience, insiste Patricia Brochard, directrice de Sodeb'O. Ça me fait penser à ces grands explorateurs qui partaient sans savoir ce qu’ils allaient découvrir. »


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Dinelli et Sedlacek



Salut à tous!

Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek, les deux derniers marins en course, se sont donné rendez-vous au milieu du Pacifique Sud, à moins de 70 mètres l’un de l’autre. 
Il y a les rendez-vous d’affaires, les rendez-vous galants et les rendez-vous au milieu du Pacifique Sud ! Sur ce Vendée Globe, les destins de Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) sont liés. Si l’un a un problème, c’est l’autre qui lui viendra en aide le premier. Une solidarité des gens de mer doublée d’une connivence de vivre la même aventure. Et parfois les mêmes galères. En bons voisins courtois qu’ils sont, ils ont donc décidé de se rendre visite. A moins de 70 mètres l’un de l’autre, ils se sont filmés, pris en photos et ont discuté des heures à la VHF. Une rencontre insolite au milieu de nulle part et qui reste pour l’instant, selon le navigateur autrichien, comme la plus belle journée de son Vendée Globe…


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Arnaud Boissières

Salut à tous!


La newsletter d'Arnaud Boissières:

"Bonjour,

La journée d'hier restera pour moi comme une journée extraordinaire ; arrivée dans de la brise au niveau de la terre de feu, grain à 50nœuds et derrière ,le ciel se dégage laissant apparaître les montagnes enneigées qui cisaillent les nuages (magique!). Là, le vent mollit, et même pétole, manœuvre avec les dauphins qui m'accompagnent; le Horn juste devant moi mais le vent refuse et je ne le vois que de loin. Je passe 7ème au contact avec Dee; c'est extra. La navigation dans ces mers du Sud est enrichissante, tant au niveau du paysage que du vent de l'ambiance générale ; l'Océan est le seul maître et il ne manque pas de nous le rappeler, tout ceci orchestré par ces merveilleux albatros. On se faufile, avec des surfs démoniaques ! Merci le SUD, j'y reviendrai avec l'expérience que tu m'as apporté et tout ce que tu m'a appris, avec humilité.
Mon bateau fait son troisième passage dans ces mers et troisième Cap Horn. Je suis fier de lui et lui en suis énormément reconnaissant.
J'ai une belle véranda, j'ai des bricoles à faire pour qu'elle soit présentable, mais tout est ok.
Il reste un très long parcours et encore une belle bagarre avec tous ces anglais, yes sir !
Merci à tous ceux qui suivent les aventures de ma véranda et nous soutiennent.

Ce Cap Horn j'ai l'ai franchi avec derrière moi les 550 collaborateurs d'AKENA ; je ne peux plus envoyer d'images, mais j'en ai plein la caméra et plein dans la tête pour leur faire partager ces moment intenses à mon retour.

La mer étant mouvementée, j'ai choisi d'ouvrir la bouteille destinée au Cap que demain.
Le gros du coup de vent est en train de passer mais il faut rester vigilant ; la mer reste très grosse et m'offre encore des surfs incroyables.

Arnaud à bord de sa véranda de retour en Atlantique"

Source: Newsletter d'AkenaVerandas.com/Voile

Bonne nav'!

DuffDuff


Vendée Globe: Marc Guillemot

Salut à tous!

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas dans l’Atlantique sud. Si Safran est une nouvelle fois le 60 pieds le plus rapide de la flotte (286 milles parcourus), Marc ne navigue plus au près serré dans la baston, mais bien dans une zone de transition avec des vents plus faibles.
La nuit et la journée d’hier avaient été terribles. 35 à 40 nœuds de vent à négocier au près serré n’est jamais bon « ni pour le bonhomme, ni pour le bateau »racontait Marc. Il décrivait une mer grosse et dure, casse-bateau. Celle-ci s’est sans aucun doute calmée puisque Marc commence à négocier le thalweg, sorte de col météorologique, entre la dépression qui l’a malmené et l’anticyclone qui est positionné dans son nord. Après avoir déboulé derrière le front froid hier après-midi, le vent de sud-ouest est en train de faiblir et basculera bientôt au secteur nord pour une dizaine de nœuds.
Fin des quarantièmes
Une trentaine de milles de repris à 
Roxy, c’est toujours bon pour le moral. Il y a également en ce 68ème jour de mer, beaucoup de chiffres symboliques. Safran vient de passer sous la barre des 6 000 milles avant l’arrivée, mais surtout il va quitter ce matin les 40ème Rugissants. La température est déjà bien remontée à bord de Safran, dès le début de la semaine prochaine, elles deviendront tout à fait estivales.


Bonne nav'!
DufDuff

Thomas Coville attendu à Brest avant midi

Salut à tous!

Ultime nuit en mer, ultimes dépassements de soi et ultime bord pour boucler le tour du monde en solitaire en multicoque. Thomas Coville et Sodeb'O ont marché à 21 noeuds de moyenne cette nuit.
7h20 Le soleil va bientôt se lever en mer d'Iroise. Thomas Coville et Sodeb'O sont à 76 milles du port de Brest. Ce samedi, entre 11h30 et midi, il devrait couper la ligne d'arrivée, situé entre le phare du Petit Minou et la bouée des Fillettes et boucler son tour du monde en moins de 60 jours! 
A peine une heure plus tard, il touchera terre au quai Malbert, près du remorqueur Abeille Bourbon et de la goélette aviso Recouvrance. Sur le podium, Thomas partagera avec le public venu l'accueillir ses premières impressions.


Bonne nav'!
DuffDuff

vendredi 16 janvier 2009

Vendée Globe: Le Cam et Riou à la vacation

Salut à tous!

Vincent Riou et Jean Le Cam étaient ensemble de passage à Paris pour revenir sur le chavirage de Jean et son sauvetage par Vincent. Des premières heures de l’accident à leur arrivée à Ushuaia, morceaux choisis de la conférence de presse donnée au PC Course, ce jour.
Jean et Vincent sont dans un bateau
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe
Le chavirage
Jean Le Cam : « 
je venais juste d’empanner pour filer bâbord amures vers le Horn. Pile poil au bon moment, juste au moment où le vent venait de basculer. J’étais super content. Vincent m’appelle au téléphone, on commence à discuter et là je sens un choc. Derrière, le bateau commence à avoir une attitude bizarre. Je crie et je donne ma position à Vincent… »
Vincent Riou : « 
en fait, la communication coupe juste au moment où il crie. Je ne savais pas trop si c’était parce que le bateau était parti au tas, mais j’avais quand même un mauvais pressentiment. Trente minutes plus tard, je reçois l’appel de la direction de course qui me demande de me dérouter… »
Jean Le Cam : « 
quand le bateau a commencé de chavirer, j’ai tenté de fermer les portes. J’ai réussi à en fermer une, pas la deuxième. J’ai tout de suite sauté sur ma TPS (combinaison de survie) et sur un sac de vêtements enfermés dans un sac étanche. A l’avant, j’avais un endroit plus ou moins sec. Je revenais de temps en temps à l’arrière pour récupérer une caisse de nourriture, de l’eau, mon pouf, une couverture de survie… Je faisais mon petit marché ! »

L’attente
Jean Le Cam : « 
quand j’ai entendu l’avion me survoler, j’ai su que j’étais repéré. J’étais rassuré… je savais que le temps jouait pour moi. Quand Vincent est arrivé ensuite et que j’ai entendu sa voix, je me suis dit dans un premier temps que je rêvais. Au deuxième coup, je n’ai plus eu de doute. Ce sont des situations où il faut être sûr du coup : c’est oui ou c’est non, ce n’est pas peut-être. »
Vincent Riou : « 
le temps de descendre sur la position de jean, j’avais préparé du matériel : des trucs à lancer sur la coque de Jean pour me faire reconnaître, une amarre avec une pomme de touline au bout. J’avais bien un lance-amarre, mais je ne voulais pas trop l’utiliser, je sais à quel point ce genre d’engin peut être imprécis… »
Fusée de détresse
Vincent Riou : « 
une fois que je suis arrivé, il fallait que je sache s’il allait bien. Je suis passé à côté, j’ai crié… Crier c’est bien mais il faudrait avoir quelque chose qui fasse du bruit. Après il s’est signalé par un petit drapeau par le passe-coque. Il nous a même fait un spectacle pyrotechnique, une fusée parachute par un passe-coque, c’est balèze. J’ai même eu un peu peur ! ça aurait très bien pu finir dans la grand-voile de PRB ! Je me suis dit, il sait que je suis là… S’il décide de sortir, il faut que je sois à côté. J’ai commencé à tirer des bords à proximité le temps qu’Armel arrive. » 
Jean Le Cam : « 
L’histoire de la fusée, c’est terrible. Je regarde la fusée. C’est écrit en tout petit, c’est pratique. Il y aurait des trucs avec des signes simples et idiots, comme on est dans ce genre de cas… Quand il y a trois pages écrites sur une fusée avec un diamètre comme ça, la seule crainte qu’on a c’est de se faire éclater en utilisant des trucs de la pyrotechnie… J’en avais trouvé une avec des trucs lisible, une grosse flèche, j’ai dit celle-là, elle me va bien ; avec un coup de pot c’est peut-être le diamètre du passe coque de speedo. Et là, c’était diamètre pour diamètre, mais ça ne rentrait pas dans le passe coque. Quand tu mets la fusée à l’entrée du passe coque, il ne faut pas mollir. Si tu dévies un peu, tu vois le truc ! J’ai tiré la fusée, mais une fusée, ça dégage de la fumée. A l’intérieur de VM, il y avait de la fumée partout et je me suis dit : maintenant t’arrêtes tes c…, le petit pavillon ça suffit. »
Le passage du Horn
Jean Le Cam : « 
J’ai fait un film. J’ai dit à Vincent, ce n’est pas possible. Quatre ans auparavant, on était concurrents et là, on se retrouve sur PRB, les deux, en train de passer le Cap Horn. Là, j’ai dit, on va passer tout à côté du Cap Horn. Le dernier coup j’étais passé de nuit, avec Tabarly on était bien au large, je lui dis, on va passer à côté. C’est moi le metteur en scène en plus… C’est quand même une situation complètement exceptionnelle. Tu veux l’écrire cette histoire, tu n’y arrives pas. Forcément, je perds mon lest au Cap Horn ; évidemment, c’est Vincent qui vient me récupérer. Evidemment, il y a quatre ans, on est concurrents ; évidemment on passe le cap Horn ensemble… Evidemment on démâte vingt-quatre heures après. On se retrouve bloqués au Chili. »
Vincent : « 
Pour notre bien psychologique, il fallait tourner ça à la dérision. On a fait ça très bien, on a bien rigolé. C’était prioritaire de regarde les choses simplement, de prendre du recul. Ce qui était important, c’était qu’on soit là tous les deux, il fallait en profiter. »

L'intégralité de la conférence de presse de Jean Le Cam et Vincent Riou: suivez ce lien


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Arnaud Boissières

Salut à tous!

A conditions exceptionnelles, marins exceptionnels. La tempête qui a balayé hier les environs du Cap Horn n’a pas fait de victimes au sein du groupe Thompson / Boissières / Cafari et ce, grâce au talent des intéressés qui ont fait preuve d’un sacré sang froid pour laisser passer ce monstre météorologique.

© Arnaud Boissières
A bord d’AKENA Vérandas, Arnaud Boissières a mis sa course entre parenthèses pour se dérouter vers le sud et se positionner près du centre dépressionnaire là ou les vents restent raisonnables. Alors qu’à une poignée de milles, des rafales flirtant avec les 80 nœuds étaient annoncées, Cali savourait sa solution de sagesse, avançant à vitesse réduite en même temps que la dépression. Joint au téléphone vers 15h30, il naviguait toujours sous 4 ris et ORC à moins de 10 nœuds et attendais le milieu de l’après midi pour enfin renvoyer de la toile et renouer avec des moyennes à deux chiffres. Il lui faudra attendre d’être au large de l’île des Etats pour reprendre une course normale. Car le gros de la tempête a beau avoir été évité, Arnaud n’est pas encore tout à fait à l’abri et il lui suffirait d’aller un peu plus vite que la dépression pour tomber sur des vents supérieurs à 50 nœuds. Même s’il est un peu tôt pour tirer un bilan, on peut déjà dire qu’Arnaud aura vécu un Cap Horn d’anthologie. Comme dans les livres d’histoire, certains marins, à l’image de Brian Thompson ont été contraints de rebrousser chemin plutôt que de s’engager sur une mer démontée.  Cali, après deux mois de course dont la moitié passée dans les mers du sud ne pouvait espérer une plus belle porte de sortie. Cet ultime cap franchi en 7ème position est un baptême du feu qui révèle un marin de talent.
"J’ai fait le choix de la sécurité absolue et je ne le regrette pas. Depuis hier, j’ai mis la course entre parenthèse mais ça n’empêce que c’était une journée fabuleuse. Avec l’arrivée sur la terre de feu au petit matin dans les grains et la montagne qui s’est dégagée d’un coup, c’était magnifique. Le Cap Horn, quoi qu’il arrive, tu t’en souviens mais là, c’est génial. On m’aurait dit il y a deux mois que je passerais le Cap Horn en septième position, je ne l’aurais jamais cru. 
Ta position par rapport à la dépression : 
C’était assez bizarre d’être au milieu de la dépression. C’est un endroit où on ne va jamais normalement car les conditions y sont imprévisibles et le vent est très perturbé même si cette nuit ça a été. Je me suis toujours senti en sécurité, serein. Il faut dire que la direction de course a fait un super boulot avec des bulletins météo sécurité très précis pour nous. 
Les mers du sud :
L’Indien et le Pacifique m’ont laissé passer. Ma plus grosse frayeur, je l’ai eu il y a trois jours avec le bateau qui s’est couché deux fois et le fleet qui a été arraché. Ce n’était peut-être pas les plus grosses conditions que j’ai rencontré dans ma vie mais après deux mois de mer, tout prend une dimension différente."


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Longues heures d’attente

Salut à tous!

Autour du Cap Horn, le trio de navigateurs Thompson/Boissières/Caffari fait le dos rond au passage d’une violente tempête sur la pointe sud-américaine. En tête depuis 31 jours, Michel Desjoyeaux maintient son avance aux alentours de 270 milles sur Roland Jourdain.
Longues heures d’attente
©Brian Thompson/Bahrain Team Pindar/Vendée Globe
Depuis 16h30 jeudi après-midi, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), 6e de ce Vendée Globe, a mis sa course entre parenthèses. Arrivé à l’extrémité est de l’île des Etats, il a compris que Neptune ne le laisserait pas passer. Face à des vagues de plus en en plus grosses (7 à 9 mètres de creux) et un vent de nord de force 11 avec des rafales possibles de 70 à 85 nœuds, le skipper britannique, en bon marin, a fait demi-tour pour s’abriter sous le vent de l’île des Etats en attendant que la tempête poursuive son chemin vers le sud-est. Depuis jeudi après-midi, il zigzague donc à vitesse quasi nulle, grand-voile à 4 ris et le tourmentin prêt à l’emploi (plus petites voiles du bord), le long de la côte sud de cette île qui marque la pointe orientale de la Terre de Feu. Derrière lui, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) a franchi la longitude du Cap Horn cette nuit à 0h25, à 45 milles dans le sud du rocher. Trop tard pour espérer rejoindre son prédécesseur britannique à l’abri des îles. Du coup, il a opté pour un cap au sud-est afin d’éviter la zone la plus forte de la tempête qui se trouve au nord. Arnaud attend ainsi la rotation du vent au sud-ouest pour reprendre sa route vers l’arrivée. Autre stratégie pour Dee Caffari (Aviva). Handicapée par une grand-voile endommagée, la Britannique progresse tout doucement à 45 milles dans le sud-ouest du Cap Horn. Elle attend sûrement elle aussi que le vent redevienne portant dans la journée de vendredi pour franchir le mythique rocher. Mais une fois le pire de la tempête passé vendredi, le fort vent de sud-ouest combiné avec la mer croisée (houle de nord et vagues de sud-ouest) rendront encore la navigation délicate pendant quelques dizaines d’heures. Vivement dimanche…
Changement de décor en tête de course où Michel Desjoyeaux (Foncia), sous les tropiques, poursuit son cavalier seul devant son ami Roland Jourdain (Veolia Environnement). A 250 milles au large de la ville brésilienne de Porto Seguro, où débarquèrent les premiers explorateurs portugais en 1500, il poursuit sa remontée plein nord vers l’équateur, à 1000 milles devant son étrave, l’équivalent de quatre à cinq jours de navigation. En troisième position, Armel Le Cléac’h (Brit Air) est ralenti par des vents de nord qui le contraignent à naviguer au près dans une mer formée. Ambiance rodéo garantie ! Pour une partie de la flotte, cette remontée de l’Atlantique ressemble sérieusement à une longue ascension…

L.L.B. pour VendéeGlobe.org

Bonne nav'!
DuffDuff

jeudi 15 janvier 2009

Vendée Globe: Alerte météo sur le Cap Horn

Salut à tous!

Une tempête exceptionnelle doit passer la nuit prochaine sur le Cap Horn et engendrer localement (dans le détroit de Le Maire notamment) des rafales de vent jusqu’à 85 nœuds ! Pour Brian Thompson, Arnaud Boissières et Dee Caffari, l’objectif sera de se mettre à l’abri sous le vent de la Terre de Feu.
Alerte météo
© Météo France
« Sur les trois derniers mois, c’est la première dépression aussi grosse dans les parages » avoue Sylvain Mondon de Météo France. « Il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu ça sur une course au large. C’est le genre de dépression qui a obligé l’année dernière Gitana 13 à se mettre à l’abri pendant cinq jours lors de son record New York-San Francisco. » En clair, cette dépression très creuse de Force 11 génèrera localement dans sa moitié nord des rafales de 70 à 85 nœuds avec des creux jusqu’à 11 mètres. Ce n’est donc pas au passage du Cap Horn en lui-même que le danger sera le plus élevé, mais au niveau de l’île des Etats dont le détroit de Le Maire s’annonce infranchissable. Pour Sylvain Mondon, la seule solution pour les trois marins dans les parages consiste « à rejoindre un abri sous la Terre de Feu lorsque le vent soufflera de nord, puis faire route lentement vers le large de l’île des Etats après la bascule au sud-ouest en laissant partir la dépression devant. » Brian Thompson a franchi le Cap Horn ce matin à 4h15 avec seulement 6 nœuds de vent et dispose de temps pour décider de sa stratégie. Pour Arnaud et Dee, qui ne passeront le Cap Horn que ce soir, le timing est nettement plus serré.
Pour le reste de la course, Michel Desjoyeaux continue de reprendre de l’avance avec encore 10 milles de gagnés entre les deux pointages du matin (5h et 11h). Roland Jourdain accuse à nouveau 273 milles de retard. Reparti des Malouines hier soir avec un fort vent de sud-ouest, Marc Guillemot était le plus rapide ce matin et tenait des moyennes de 16 nœuds. Quant à Raphaël Dinelli, il a refilé la lanterne rouge à son copain autrichien Norbert Sedlacek. Les deux hommes naviguent de part et d’autre d’une dorsale anticyclonique. Norbert au nord avec des vents de près et travers, Raphaël au sud avec des vents portants…

L.L.B. pour VendéeGlobe.org

Bonne nav'!
DuffDuff

J-30 pour Groupama 3

Salut à tous!

Rentré en chantier chez Multiplast au mois d'avril dernier après son avarie dans le Trophée Jules Verne, le maxi trimaran Groupama 3 entame son dernier mois de réparation à Vannes. Paré de ses deux nouveaux flotteurs, le détenteur de quatre records retrouve peu à peu ses couleurs.
 - 17/06/2006 - © Yvan Zedda
© Yvan Zedda
Sur le pont de la coque centrale, l'accastillage a retrouvé sa place. Autour du cockpit, les filets se tendent, tout comme entre les flotteurs ou encore à l'avant.
Sur le pont des flotteurs, les techniciens du chantier calent les puits de foils, visée laser à poste pour s'assurer de leur parfaite géométrie.
A l'intérieur, électroniciens et électriciens oeuvrent à la mise en place des derniers instruments qui permettront à l'équipage de vivre en mode performance les trois tentatives de records programmées en 2009.
Renforcé mais pas alourdi, Groupama 3 a aussi été optimisé à la faveur des observations faites en mer et des recherches réalisées par le bureau d'études.
Reste maintenant un mois pour en terminer avec cette phase terrestre essentielle. Trente jours de travail intense avant d'entendre à nouveau l'eau courir sous les trois coques du maxi trimaran armé par Groupama pour partir à la conquête de nouveaux horizons.
Les quatre records détenus par Groupama 3
Cadix - San Salvador en 7 j 10h et 58 mn à 21,7 noeuds de moyenne
Miami - New York en 1 j 11 h et 5 mn à 27 noeuds de moyenne
Distance en 24 heures avec 794 mn à 33,08 noeuds de moyenne
Traversée de l'Atlantique Nord en 4 j 3h et 57 mn à 29,26 noeuds de moyenne
Les trois tentatives 2009
Traversée de la Méditerranée
Traversée de l'Atlantique Nord
Trophée Jules Verne

Source: Cammas-Groupama.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Delta Dore arrivé à Lorient lundi


Salut à tous!

Le cargo en provenance de Recife (Brésil) qui ramenait le 60’ DELTA DORE est arrivé lundi à Lorient. Le bateau n’a pas subi de dommage pendant le transport, il avait été chargé et sécurisé sur les berres en mousse de PRB. L’équipe technique a dû mettre à l’eau rapidement le bateau afin de rendre ces fameux berres à l’équipe technique de PRB qui s’envole pour Ushuaia afin de mettre sur cargo le monocoque démâté. Il a fallu ensuite décharger la quille et le mât. Le tout a été ramené à la base de Lorient pour un grand nettoyage de printemps et en attente de futures réparations.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux

Salut à tous!

67ème jour de course sur le Vendée Globe et 30ème jour en tête, Michel Desjoyeaux (FONCIA) a repris dans la nuit une trentaine de milles à son plus fidèle poursuivant, Roland Jourdain (Veolia Environnement). Au large du Brésil, entre Rio et les îles de Trindade, FONCIA accélère.

© Yvan Zedda
Cap au 353, 10,5 nœuds de vitesse de rapprochement (VMG) entre hier soir et ce matin, FONCIA a retrouvé un compromis intéressant (5h). Résultat, FONCIA a repris la bagatelle de 32,5 milles dans la nuit à Roland Jourdain. Le bateau rouge avance ce matin deux nœuds moins vite que le leader. Rien d’étonnant comme l’analyse Michel depuis plusieurs jours : « Avec Roland, c'est un phénomène d'accordéon : si tu fais l'addition des marches et des contremarches, ça fait à peu près l'écart qu'on avait, il n'y a rien d'anormal. Il va bien falloir, de toute façon, que Roland fasse une trajectoire assez proche, petites ou grandes marches, et moi je serai à nouveau sur la route, à 12 ou 14, peut-être 15 nœuds. Je considère qu'il y a 350 ou 400 milles d'écart entre nous. » La vie penchée peut avoir quelques inconvénients mais a priori, FONCIA devrait rester sur ce bord un petit moment. Cette situation va permettre à Michel d’éviter de matosser à chaque virement dans des conditions de chaleur intense et donc pas des plus confortables.
Et côté météo ? Une deuxième dépression orageuse s'organise le long des côtes sud du Brésil et encore plus au nord, la dorsale de l'anticyclone de Sainte-Hélène se maintient (assez large) comme les jours précédents. A l’image de son escalier « dessiné » sur la cartographie, Michel avance par étape, patiemment : « J'ai eu de la chance de passer le Horn dans des conditions calmes, et de contourner la dépression dans le bon sens. Pour la suite, on va déjà aller jusqu'au pot-au-noir, qu'on va franchir entre 28° et 33° Ouest. J'ai regardé, hier, un fichier de vent pour 10 à 15 jours, mais vu le bazar que c'était j'ai refermé le bouquin. C'est tellement instable que rien n'est prévisible, on verra sur zone. Il faut rester concentré sur l'objectif. » Et le prochain objectif, c’est l’équateur et un retour à une navigation la tête à l’endroit !


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc guillemot

Salut à tous!

C'est à 10H30 hier matin que Safran s’est arrêté dans la baie de Port William, aux îles Malouines. Marc Guillemot a aussitôt grimpé dans le mât pour réparer son rail de grand-voile. Une nouvelle intervention menée de main de maître puisque Safran a pu repartir dès 17 heures. Une journée particulièrement intense en stress et efforts physiques.
© JM Liot / DPPI / SAFRAN
© Safran
Dans la profonde baie de Port William, la mer était calme mais le vent de nord soufflait à 30 nœuds. Attraper en solitaire le « corps-mort », repéré par son équipe à terre, était une manœuvre délicate mais parfaitement réussie. Il aura fallu à Marc quatre ascensions dans le mât et cinq heures de travail dans le froid pour réparer le rail au niveau du ris 3, et renforcer la réparation du ris 2. Ereinté, épuisé, Marc a immédiatement re-hissé les voiles pour aller lutter face au vent de Nord. Une navigation au près serré, à tirer des bords, elle aussi épuisante.
La chasse au Roxy 
Avant de modifier sa route pour rejoindre la baie de Port William, 
Safran concédait 240 milles de retard à Samantha Davies (Roxy). Au classement de 20 heures hier soir, alors que Safran en était au début de sa navigation en haut libre, ce retard affichait 360 milles. Le bilan comptable de cet arrêt est donc de 120 milles, ce qui peut être qualifié d’excellent : la preuve que Safran a retrouvé une grande partie de son potentiel, grâce à une navigation avec deux ris dans la grand-voile retrouvée.


Bonne nav'!
DuffDuff

Banque populaire V: Un invité surprise et le programme 2009

© Yvan Zedda/BFBP
Salut à tous!
Cinq mois après sa mise à l'eau et alors que les premières navigations ont donné entière satisfaction au Team, le Maxi Banque Populaire V vient de retrouver ses ailes après un rapide et fructueux chantier hivernal. Le retour à l'entraînement est à présent au programme et la première tentative de record, celui de la Route de la Découverte, à portée d'étrave. Ce début d'année 2009 marque également pour Pascal Bidégorry un moment fort, celui de l'annonce des douze noms qui composeront son équipage. Une Dream Team qui s'attaquera à la conquête des océans dans quelques jours. Et les nommés sont...
Pascal Bidégorry a souhaité s’entourer de fidèles, de marins expérimentés et de membres du Team Banque Populaire pour ce premier record. Ainsi Ronan Lucas, Kevin Escoffier, Antoine Gautier et Ewen Le Clec’h quitteront, le temps de la tentative, leur bureau à Lorient pour embarquer à bord de cette monture dont ils sont pour beaucoup dans la construction et la mise au point.  Pascal Bidégorry n’ayant pas souhaité se priver de la présence à bord de certains de ses très talentueux amis, Marcel Van Triest, Yvan Ravussin, Charles Caudrelier, Jean-Baptiste Le Vaillant, Philippe Touet ou encore Jérémie Beyou – disponible plus tôt que prévu suite aux problèmes rencontrés dans le Vendée Globe – seront de la partie. Enfin, pour compléter un tableau déjà très prometteur, Emmanuel Le Borgne, Florent Chastel et Sébastien Audigane seront également à mettre au rang des piliers de l’équipage. 
A eux treize, ces hommes écriront la première page du livre des records du Maxi Banque Populaire V et ce sans aucune superstition… celle-ci n’étant bonne qu’à s’attirer le mauvais oeil !
Rallier Cadix en Espagne à San Salvador aux Bahamas en moins de 7 jours 10 heures 58 minutes 53 secondes ; voilà la mission que l'équipage du Maxi Banque Populaire V a accepté de relever pour sa première tentative de record.
Dans le sillage de Christophe Colomb, le premier navigateur à avoir emprunté la voie, Pascal Bidégorry et ses hommes quitteront le port ibère pour une traversée de l’Atlantique d’est en ouest, en ayant soin de laisser Gran Canaria à tribord, avec l’objectif affiché d’établir un nouveau temps de référence sur la Route de la Découverte. Loin d’être une promenade de santé, cette entrée en matière n’est pas sans pièges ainsi que le confirme le skipper basque : «  Les conditions pour se sortir des côtes espagnoles, aller jusqu’aux Canaries et la navigation dans les alizés sont des paramètres que l’on peut anticiper. Par contre, les 900 derniers milles sont très délicats à négocier dans la mesure où le vent mollit dès que nous passons les Antilles. Il faudra donc tabler sur une très bonne première partie de course, sachant que la fin sera plus aléatoire. Le scénario idéal serait donc de partir avec un bon régime d’alizés portugais, pour se glisser sous un puissant anticyclone des Açores. »
A partir du 28 janvier, l’ensemble de l’équipage du Maxi Banque Populaire V sera donc à Cadix, en attente de la meilleure fenêtre qui soit pour partir à l’assaut du premier grand rendez-vous.

Le programme de records du Maxi Banque Populaire V
La Route de la Découverte – Cadix (Espagne) – San Salvador (Bahamas)
Distance à parcourir : 3 884 milles
Temps de référence : 7 jours 10 heures 58 minutes 53 secondes
Début du stand-by : 28 janvier 2009
La Traversée de l’Atlantique Nord – New York – Cap Lizard
Distance à parcourir : 2 925 milles
Temps de référence : 4 jours 3 heures 57 minutes 53 secondes
Début du stand-by : 15 juin 2009 
Le Trophée Jules Verne – Ouessant-Ouessant par les trois caps
Distance à parcourir : 21 760 milles
Temps de référence : 50 jours 16 heures et 20 minutes
Début du stand-by : début novembre 2009


Bonne nav'!
DuffDuff

mercredi 14 janvier 2009

Vendée Globe: Sam Davies

Salut à tous!


© SamDavies.com
Bonjour tout le monde!!
J’ai eu un boulot très difficile hier soir!
J’étais juste en train de penser que maintenant le travail avec le vent au près allait commencer, que les choses allaient devenir plus tranquilles. J’ai même eu peur de m’ennuyer…ce qui était une erreur de penser ça, parce qu’à l’instant où j’avais pris mon bouquin (« Into the blue, boldy going where Cpatain Cook has gone before ») Roxy a tangué et ralenti subitement de 10 à 8 nœuds…
Donc j’ai sorti mon endoscope pour examiner de plus près qu’est ce qu’il s’était passé et j’ai découvert que nous avions été attaqués par une FORET de laminaires GEANTS !
J’ai passé une heure à faire des marches-arrière (après 4 ans de Figaro, je suis douée maintenant). Mais aucun résultat. Les algues étaient probablement tout le long de Roxy, entremêlées autour de la quille. J’ai réussi à en enlever un peu avec la gaffe et mes mains (dégoutant !!)
J’ai réalisé que l’heure du bain allait être plus tôt que prévu ! J’ai arrêté Roxy en affalant toutes les voiles. La première fois que Roxy était à l’arrêt depuis 2 mois de course. J’ai attendu de voir si les laminaires s’étaient éparpillées et j’ai de nouveau regardé avec l’endoscope. OUI!!! La forêt était partie. Merci mon Dieu. Pas de baignade pour moi aujourd’hui (Ouf)
Le côté négatif de cette action est cependant le « gros » vent qu’il allait falloir avoir pour pouvoir repartir!! (J’ai en profité d’avoir les voiles baissées pour faire une vérification du haut de la grand voile, des lattes et des cordages de fixation de la têtière de grand voile). Donc après beaucoup de travail, j’ai fait repartir Roxy. Libérée des laminaires et 2 nœuds plus vite! 
J’étais totalement claquée. J’ai réussi à manger 800 calories, une barre de chocolat et à boire une bouteille d’eau entière ! Ce qui a été une bonne chose parce que j’ai eu encore un virement de bord à faire (et tous ce qui va avec: matosser tous le matériel et les voiles)…
Après la manœuvre, je suis tombée dans un LOURD sommeil, pas de réveil, simplement Roxy pour me réveiller et c’était MERVEILLEUX !!
Heureusement aujourd’hui, je ne vais pas avoir autant d’aventures…



Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Roland Jourdain

Salut à tous!

Avec 27° C à l’extérieur, et une eau à 24°, il commence à faire chaud au large du Brésil. Bilou se plaindrait presque de la chaleur pour peaufiner son bricolage intérieur … mais la douceur du temps n’est quand même pas pour lui déplaire ! Il a d’ailleurs repris en 24h, près de 100 milles à Michel Desjoyeaux et progresse actuellement dans du vent stable de 16 nœuds sur un bord favorable…

© Can You Sea
Bilou, joint à la vacation ce midi :
« Ca va bien ! On a changé de pays. L’air est à 27, l’eau à 24… On commence à se plaindre de la chaleur… Le vent est stable et la mer aussi… Tout est correct quoi ! »
Et en plus vous reprenez des milles à votre camarade Desjoyeaux !
« C’est la cerise sur le gâteau ! Et sans rien faire pratiquement ! Heureusement parce que je suis un peu nase de mes séances de composite et de boulot. Donc je récupère un peu et je continue à bricoler : je renforce mes 4 coins de puits de quille et là, il y en a 3 qui sont déjà faits. Hier, c’était encore un peu séance avec colle et boulonnage, un peu d’agencement intérieur quoi ! Et pendant ce temps-là, le bateau va tout seul, c’est parfait ! »
Félicitation pour la qualité du boulot entrepris sur Veolia !
« Oui, je suis content du boulot. En plus, ça ne bronche pas. C’est vraiment gratifiant parce qu’on aurait fait tout ça pour avoir une fissure 12h après... Bon, je ne tire pas sur le bateau à fond, les conditions ne sont pas dantesques mais je pense que ça va le faire. Je touche du bois parce que j’ai quand même un peu de bois dans mon bateau. »
Tu as repris plus de 100 milles en 24h, tu penses que c’est uniquement la météo devant qui te favorise à revenir ?
« Je me pose la même question ! Je n’ai pas tellement eu le temps de me regarder  entre me reposer, observer et re-bricoler, j’ai donc passé assez peu de temps sur les cartes météo… Mais je trouve bizarre qu’il y ait aussi peu de vent que ça devant donc je me demande si Mich n’a pas eu un peu plus de bricoles qui ne veux peut-être le dire. Je dois aussi être un peu favorisé au niveau du vent, en stabilité peut-être et en direction. J’ai un petit doute quand même. »
C’est le pif du marin qui te fait dire ça ?
« Oui. Honnêtement, il aurait fallu que je passe plus d’heures à détailler les fichiers et les photos sat. C’est plutôt le pif qui me fait dire : tiens, le delta de vitesse sur tant de temps est un peu bizarre peut-être. »
Les conditions se sont réchauffées, c’est le bonheur ?
« Oui, là, c’est le top ! C’est vraiment incroyable comment, après la pluie vient le beau temps. Quand tu fais un Vendée Globe, c’est vraiment un bon dicton ! Quand tu sors des coins du Pacifique où l’ombre est quand même un peu rude et que tu te retrouves là ! Tu te dis : la vie est belle ! Tu sors en petite tenue, tu peux aller prendre 3 seaux d’eau sur la tête, aller à l’avant te promener, prendre une douche à l’étrave vérifier le matériel, tu reviens, tu es sec en 2 min… Le bateau est penché, c’est un inconvénient mais il n’y a pas trop de mer, donc ça ne tape pas. La grande vie quoi ! »
Est-ce que tu as encore des envies de victoire ou est-ce que tu préfères assurer le fait d’arriver aux Sables d’Olonne ?
« C’est un mélange. En avoir plein les bottes et avoir hâte d’arriver, c’est bon aussi pour la performance de se dire : plus j’irai vite, plus vite ce sera fini. Il y a l’envie d’arriver au port qui se mélange au truc que l’on se dit tous, nous les maris au départ, c’est que pour espérer gagner une course, il faut d’abord arriver. Là, avec Veolia, on a réussi à réparer pour, j’espère, arriver sans problème donc finalement, plus rien nous empêche de gagner potentiellement. Maintenant, je sais que Mich ne l’entend certainement pas de cette oreille. Armel non plus parce que, faut pas se leurrer, il y aura des conditions où Armel va revenir aussi. Je prends ça assez simplement on va dire. On aurait pu être dans le pire des cas, il y a quelques jours, donc je savoure et je vais faire tout ce que je peux pour aller le plus vite possible. Après, on verra qui est devant et qui est derrière ! »


Bonne nav'!
DuffDuff

Groupe Bel arrivé à Port Camargue

Salut à tous!

Le monocoque a quitté lundi les Sables d'Olonne par camion pour rallier son port d'attache gardois. Suite à son démâtage le 10 novembre dernier dans le Golfe de Gascogne, Groupe Bel a été confié à un chantier situé à proximité du port des Sables d'Olonne.
Attention peinture fraiche !
© Bel Tchiz Team
En tombant, le mât a endommagé la coque et le pont à différents endroits. Tout a été réparé dans le moindre détail et le bateau a même été entièrement repeint en…rouge évidemment!
Brice de Crisenoy, Boat Capt’ain de Groupe Bel, et Philippe Lageat, responsable composite, se sont assurés sur place de la récupération du bateau et de son chargement à bord du camion. Un bateau sur la route est toujours une image insolite!
es travaux ne sont pas terminés pour autant comme l’explique le skipper : « Nous avons un programme extrêmement dense en 2009 avec près de 24 000 milles de mer, entre les courses, les convoyages et les escales dans les filiales du Groupe Bel, soit l’équivalent d’un tour du monde. Ce n’est pas rien quand même ! Et surtout, cette saison se présente sous le signe des courses en équipage avec notamment le Tour des Iles Britanniques en juin et le Tour de l’Europe, fin août début septembre. Puis, on terminera en apothéose avec la Transat Jacques Vabre en novembre qui se court en double et arrivera pour la première fois au Costa Rica et non au Brésil. Bien entendu une telle saison change pas mal de choses dans la configuration de Groupe Bel, notamment dans les aménagements intérieurs et l’équipement. Nous avons également un nouveau mât en construction. L’objectif est de naviguer dès le mois d’avril… La Bel Tchiz Team a du pain sur la planche! »


Bonne nav'!
DuffDuff

Coupe de l'America: Ibanez après Galfione?

Salut à tous!

Raphaël Ibanez, l'ancien capitaine du XV de France (35 ans, 98 sélections), sera lundi 19 janvier à Valence pour assister à l'un des derniers entraînements de l'équipage de K-Challenge avant que celui-ci ne parte représenter la France aux Louis Vuitton Pacific Series (1er-14 février). Au programme, une session à bord mais aussi une première prise de contact physique et mentale qui pourrait en appeler d'autres.
Stéphane Kandler, directeur de K-Challenge a depuis longtemps dans l'idée d'ajouter des gros bras « à l'équipage de grande qualité que Sébastien Col a réuni autour de lui, avec des marins qui ont une expérience très riche des Class America et du match racing, mais aussi un palmarès impressionnant. » Toulousain et amoureux du rugby, Kandler a vite fait le lien, lui qui cherche aussi des hommes au mental affirmé et ayant le sens du collectif. Grâce à une connaissance commune, il s'est tourné vers le talonneur qui vit ses derniers mois de rugby aux London Wasps. Ibanez, toujours à l'affût de nouveaux challenges, a tout de suite été emballé par l'idée : « Je suis évidemment intéressé par cette aventure mais même si j'ai déjà fait quelques rêves de bateaux, pour l'instant, je suis juste ravi d'aller assister aux entraînements à Valence à quelques jours d'affronter les All Blacks de la voile à Auckland ! ».
Kandler avait déjà réussi à embarquer le champion olympique Jean Galfione dans l'aventure de la Coupe de l'America. Ibanez sera-t-il le deuxième non-« voileux » français à vivre cet événement en 2011? On n'en est pas encore là. En attendant de lancer le Landais en mer, place aux Louis Vuitton Pacific Series avec, comme objectif, selon Kandler encore, « d'exploiter notre potentiel à son maximum, et notre leitmotiv d'aller le plus loin possible dans la compétition»

B.P. pour l'Equipe.fr

Bonne nav'!
DuffDuff

mardi 13 janvier 2009

Pascal Bidégorry à la barre d'un décision 35 en 2009

© Yvan Zedda
Salut à tous!
Nouvelle année et nouveaux projets en perspective pour Pascal Bidégorry et le Team Banque Populaire. En effet, si 2009 lancera la première campagne de records océaniques à bord du Maxi Banque Populaire V et notamment le Trophée Jules Verne, le nouveau millésime permettra également au skipper basque de mettre le cap sur un nouveau support en disputant l'intégralité du championnat de Décision 35 en Suisse. L'implication de l'ensemble des navigants permettra ainsi un véritable renforcement de la culture de groupe initiée ces derniers mois.
La Route de la Découverte entre Cadix en Espagne et San Salvador aux Bahamas, la Traversée de l’Atlantique Nord entre New-York et le Cap Lizard et enfin le Trophée Jules Verne… le programme de Pascal Bidégorry et de l’équipage du Maxi Banque Populaire V laisse préfigurer une année chargée sur le plan du grand large. Mais entre ces tentatives, les plages de stand-by et de chantier nécessaires à la mise au point d’un Géant seront légion. Pour mettre à profit ces périodes « blanches » de navigation et en tirer le meilleur, le marin et ses hommes ont fait le choix de la diversification. Entre deux chasses aux records, ils mettront ainsi le cap sur le lac Léman pour prendre part au Challenge Julius Baer ; ensemble d’épreuves disputé à bord de catamarans monotypes Décision 35. Loin de se disperser, c’est avant tout pour progresser encore et toujours que le basque ira se confronter à ce qui se fait de mieux en termes de régate aujourd’hui : « Le Décision 35 reste un multicoque qui va nous permettre de naviguer à un très bon niveau. Sur un programme de records comme celui qui nous attend, nous avons tendance à faire essentiellement du large et finalement très peu de régate. Or chacun sait que pour bien naviguer au large, il faut aussi être un bon régatier. Le circuit de Décision 35 propose un très beau niveau sportif. Il s’agit d’un des rares championnats où le mélange des genres existe entre les régatiers purs et les marins de la course au large. Alain Gautier, les frères Ravussin, Loïck Peyron ou encore Ernesto Bertarelli font partie des habitués du circuit. Aller nous confronter à tout ce beau monde va nous permettre d’étoffer notre programme sportif, de consolider et de roder le groupe dans la perspective des records et particulièrement du Tour du Monde ».
Du Maxi Banque Populaire V au Décision 35, la diversité des supports du Team Banque Populaire s’inscrira en 2009 dans la continuité, celle visant à partir à l’assaut du Trophée Jules Verne en fin d’année avec les meilleures armes.  Au large ou entre trois bouées, tous les défis sont au programme cette année pour Pascal et ses hommes.

Caractéristiques du Décision 35
Année de lancement : 2004
Longueur : 10,81 mètres
Largeur : 6,89 mètres
Surface de voile au près : 160 m²
Matériaux de construction : Carbone – Nomex
Vitesse de pointe : 30 nœuds



Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Fleet arraché à bord d’Akena Vérandas

Salut à tous!

Alors qu’il évolue dans des conditions très difficiles Arnaud a annoncé peu avant 14 heures (HF) avoir perdu son antenne fleet.

Vers 13 heures, dans un vent dépassant les 60 nœuds, le bateau a été couché à deux reprises et le dôme situé à l’arrière du 60 pieds n’a pas résisté, seul le mécanisme est resté en place. L’antenne fleet est un peu le « modem ADSL » du bateau et sert notamment pour transférer de volumineux fichiers météo. Arnaud peut cependant toujours télécharger des données grâce à son téléphone satellitaire, ce que fait d’ailleurs le leader, Michel Desjoyeaux depuis plusieurs jours. Autre avarie, repérée dans un deuxième temps, l’un des tuyaux d’évacuation du cockpit a perdu son étanchéité mais le skipper est parvenu à effectuer une réparation de fortune. Dans l’attente de l’accalmie qui devrait arriver dans les prochaines heures, Arnaud navigue toujours avec trois ris et aucune voile à l’avant. Il a enregistré une rafale à 62 nœuds et son monocoque a atteint, lors d’un surf, la vitesse record de 30,2 nœuds ! Au classement de 16h00, il détient la plus grande distance parcourue avec 324 milles parcourus en 24 heures et une moyenne, entre les deux classements de 14,5 nœuds. Akena Vérandas est à 559 milles du Cap Horn qu’il devrait atteindre d’ici 48 heures environ.
nterview d’Arnaud joint par téléphone à 15h00 :
« C’est un peu chaud. Il y a encore de l’air et de la mer. Le bateau s’est couché deux fois. La première fois, je suis resté couché un moment et j’ai bien cru que j’avais démâté. La deuxième fois, j’ai pris une vague par le travers et c’est elle qui a arraché le fleet. Là aussi, j’ai d’abord regardé le mât au moment où j’ai entendu le crac. Il ne reste que le mécanisme et j’ai mis une pinoche pour étanchéifier. Je pensais que ça allait mollir il y a une heure et ça ne mollit pas. C’est la première fois que je vois ça depuis le départ. J’ai eu 60 nœuds tout à l’heure et les vagues sont autour de 8 mètres dans les bonnes séries. Je continue une dizaine d’heures sur ce bord avant d’empanner le long des côtes chiliennes. Il faut que je sois au Cap Horn le 15 au soir au plus tard car après il y a une nouvelle dépression qui arrive. » 


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Grand-voile déchirée sur Aviva

Salut à tous!

Fly-by of Dee and Aviva south of New Zealand. Copyright: Gareth Cooke, Subzero Images
© Gareth Cooke for Subzero Images
Extrait du journal de Dee Caffari:

"Je viens de passer 24 heures cauchemardesques et la majorité du temps, j'ai eu entre 50 et 65 nœuds. Aviva a survécu, j'ai survécu, mais la grand-voile, non! Ce n'est pas une grosse surprise vu que le vent était violent mais c'est l'état de la mer qui était le plus effrayant. Je n'ai jamais vu une mer aussi démontée. Le vent a molli mais a laissé une mer toujours forte et désorganisée ce qui a rendu la progression difficile avec une grand-voile qui ne peut pas aller plus haut que 4 ris. Je suis coincée avec ça jusqu'à ce que je sois dans des conditions qui me permettront d'évaluer les dégâts et décider comment réparer pour repartir.
Mon plus gros souci maintenant est qu'avec la petite vitesse du bateau, je vais peut-être me faire rattraper par la prochaine tempête, et je ne suis pas sûre de surmonter celle-là!"


Bonne nav'!
DuffDuff

Thomas Coville ne sera pas à l'heure à Brest...


Salut à tous!
...et pourtant quel exploit!
A ce jour, seuls Ellen MacArthur et Francis Joyon ont réussi à boucler le tour du monde en solitaire, en multicoque et sans escale. Thomas sera-t-il le troisième?
A 1600 milles du but autrement dit presque à la hauteur des Açores, le skipper du Maxi Trimaran Sodeb’O prépare son arrivée à Brest mais se rend à l’évidence et ne cache pas sa déception de compétiteur: il ne battra pas cette année le temps record de Francis Joyon qui a mis, l’an dernier à la même époque, 57 jours et 13 heures pour tourner seul autour de la planète.
Thomas est attendu à Brest à partir de vendredi, soit le 16 janvier dans la soirée ou dans la nuit. Il devrait mettre environ deux jours de plus que Francis Joyon. Le skipper de Sodeb’O, déjà recordman des 24 heures en solitaire, signerait alors le quatrième temps absolu après IDEC en solo et les performances d’Orange II et Cheyenne en équipage. Il y a 20 ans, c’était au 20ème siècle, Olivier de Kersauson entrait à Brest en héros après avoir tourné en solitaire autour du globe en 125 jours et deux escales, soit deux fois plus de temps que les marins de ce début du 21ème siècle.
Depuis la sortie du Pot au Noir où l’espoir de battre le record était mince mais bien là, l’enchaînement météo n’a pas été propice à la vitesse. La météo des deux derniers jours a fini par anéantir tout espoir de victoire. L’anticyclone des Açores s’est étalé collant les coques du Maxi Trimaran à la mer dans des vents erratiques. L’histoire n’est pas terminée pour autant. Un dernier corps à corps attend Thomas dès aujourd’hui. Sodeb’O doit affronter l’une des dépressions les plus violentes depuis son départ. Des creux de six mètres annoncés, accompagnés de vents de Sud-Ouest virant Nord-Ouest et forcissant au-delà de 30 nœuds. « La rotation au Nord-Ouest va être très rapide ce qui ne m’arrange pas. Pour faire du Nord, je vais devoir serrer le vent au mieux dans des conditions qui seront éprouvantes pour le bateau comme pour moi. » 
Experts ou pas, marins ou non, impossible de rester de marbre face à l’épreuve globale que représente un tel voyage. Thomas a souvent dit depuis son départ :« Dormir n’est pas compatible avec la vitesse. » Le stress du multicoque empêche toute récupération et transforme les marins en machine à faire des milles« presqu’en animal au service du bateau ». Il poursuit ce matin sa réflexion sur le solitaire et le multicoque :« Tu penses partir avec des limites. Or, il n’y a de limites que celles que tu t’imposes. Celles que je m’étais fixées ont volé en éclats. J’ai suivi pendant huit semaines le rythme que je m’étais imposé sur le record de l’Atlantique Nord qui a duré moins de six jours. Sur un tour du monde, tu ne peux plus être conservateur. Je pense qu’on peut aller encore plus vite. La performance viendra de la vitesse ». Et pour tourner à ces vitesses là seul autour du monde, il faut une sacrée expérience et le skipper de Sodeb’O reconnaît combien il a progressé. « Je n’aurais pas pu concevoir ce bateau il y a 10 ans. Ma progression et la connaissance du multicoque que j’ai accumulée m’ont permis de réaliser ce que je n’avais pas envisagé. C’est valorisant et très enthousiasmant. Ce trimaran de 32 mètres est le fruit de l’expérience ».
Les solitaires du Vendée Globe l’ont, eux aussi, constaté: quelle fichue année pour faire le tour du monde!
Des trains de dépressions dans l’Océan Indien levant tour à tour des mers chaotiques et croisées, des transitions pas fluides pour un sou entre les systèmes qui ont arrêté le bateau comme ces jours-ci au niveau de l’anticyclone des Açores, des glaces dérivant très Nord dans le Pacifique contraignant les marins naviguant dans cette zone à remonter au-delà de 47 ou 48 degrés Sud, quand l’an dernier Francis descendait sous le 53ème. Quelques jours avant le Cap Horn, Thomas qui, sans prendre de risque, ne voulait pas trop rallonger sa route a malgré tout slalomé pendant 48 heures au milieu d’un champs d’icebergs, dans une mer monstrueuse, les mains gelées et la peur au ventre. Et comme le dit le skipper : « ce n’est pas toi qui commandes les barrières quand elles sont fermées ! »
Sur ce projet, Thomas et Sodeb’O avaient plusieurs objectifs dont le premier : être au départ avec le meilleur bateau qui soit. Thomas raconte « le plaisir du début à la fin de concevoir, construire, fiabiliser et mettre au point ce prototype à trois coques ». Le deuxième objectif est de terminer. « Si je finis, j’aurais rempli les deux premiers buts fixés ». Par contre, poursuit-il ce matin : « Si j’ai la satisfaction de terminer et notamment d’avoir construit un bateau fiable, je n’aurais pas le record absolu en solitaire. Je suis allé chercher la performance. Je fais un métier où je m’expose, où je me mets en danger en permanence. Pour la partie sportive, il faut un peu de réussite. Je suis comme quelqu’un qui travaille dehors, un agriculteur, un vigneron avec des années qui sont plus fastes que d’autres. Il y a des années avec de meilleurs crus que d’autres. J’ai l’impression d’avoir fait une mauvaise vendange » conclue-t-il.
Sodeb’O a parcouru à ce jour 679 milles de plus que IDEC il y a un an. Pourtant, il a été plus rapide – 19,6 nœuds pour Thomas contre 19,1 pour Francis, soit un demi noeud de mieux. Une moyenne remarquable qui a exigé des efforts surhumains et sollicité un bateau exceptionnel qui va affronter pour ces quatre derniers jours du mauvais temps, voir du très mauvais temps.
A Brest, la ligne d'arrivée du record est située devant le phare du Petit Minou. Le Maxi Trimaran Sodeb'O doit ensuite rejoindre le Quai Malbert et s'amarrer à côté du vieux gréement La Recouvrance. 

RECORDS EN MULTICOQUE EN ÉQUIPAGE
2005 mars - 
50 jours 16h 20m 04s - Bruno Peyron - Orange II - Catamaran - 14 personnes
2004 avril - 
58 jours 09h 32m 45s - Steve Fossett - Cheyenne - Catamaran - 12 personnes
2002 mai - 64 jours 08h 37m 24s - Bruno Peyron - Orange - Catamaran - 13 personnes 
1997 mars - 71 jours 14h 18m 08s - Olivier de Kersauson - Sport-Elec - Trimaran - 7 personnes 
1994 janvier - 74 jours 22h 17m 22s - Blake/Johnston - Enza - Catamaran - 6 personnes 
1993 janvier - 79 jours 06h 15m 56s - Bruno Peyron - Commodore Explorer - Catamaran - 5 personnes
RECORDS EN MULTICOQUE EN SOLITAIRE
2008 - 
57 jours 13h 34m 06s - Francis Joyon - IDEC - Trimaran - Arrivée le 19/01 - sans escales
2005 - 71 jours 14h 18m 33s - Ellen MacArthur - B&Q/Castorama - Trimaran - Arrivée le 08/02 - sans escale
2004 - 72 jours 22h 54m 22s - Francis Joyon - IDEC - Trimaran - sans escale
1989 - 125 jours - Olivier de Kersauson - Un autre regard - Trimaran - deux escales
1988 - 129 jours 19h 17m - Philippe Monnet - Kriter -Trimaran - deux escales
1973 - 169 jours - Alain Colas - Manureva - Trimaran - une escale


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: JP Dick à Auckland

Salut à tous!

Hier soir, Jean-Pierre Dick est arrivé à Auckland (Nouvelle-Zélande). Une partie de son équipe technique, accompagnée par Bruno Troublé*, a amarré Paprec-Virbac 2 dans la marina d’Auckland au ponton de Team New Zealand**. En posant le pied à terre après 64 jours de mer, le skipper-véto met définitivement un terme à ce Vendée Globe 2008 et admet sa tristesse. En effet, JP a été l’un des grands animateurs de cette course magnifique pendant plusieurs semaines. Mais, il veut vite tourner la page et penser à l’avenir avec ses partenaires.
Paprec-Virbac 2 à Auckland
«Je viens d’arriver à Auckland après plus de 1800 milles (3333 km) dans l’Océan Indien avec un safran blessé. C’était très délicat comme navigation. Après la casse de mon deuxième safran le 31 décembre 2008 suite à une collision avec un OFNI, l’objectif était de ramener le bateau à bon port. C’est donc une bonne chose de faite même si cela fait très bizarre d’être là, en Nouvelle-Zélande. Il y a 13 jours, j’étais en course sur le Vendée Globe, aujourd’hui je mets le pied de l’autre côté de la planète, là où est né le bateau. C’est un sentiment partagé!»
Le bilan du Vendée Globe
«J’étais dans le coup. La préparation dans les différents domaines du projet était donc bonne. Paprec-Virbac 2 est un bateau rapide et je me sentais à l’aise dans cette course. Avant l’abandon le 31 décembre, j’ai toujours été dans le paquet de tête et j’ai aussi mené la course pendant plusieurs jours, c’est un élément très positif. J’ai donc montré de très bonnes choses sur ce Vendée Globe. Mais malheureusement, le sort en a décidé autrement. Percuter deux fois des OFNI, c’est quand même incroyable! Nous pratiquons un sport mécanique et il faut accepter ces accidents aléatoires. 
Un autre aspect positif est que le Vendée Globe est LA course à laquelle il fallait participer. C’est un succès populaire et médiatique. Avec mes partenaires, c’était un pari judicieux de choisir l’IMOCA 60 et son circuit, il y a 7 ans.»
La suite du programme
«Le bateau va être chargé sur un cargo avant la fin du mois et il sera en France fin février pour entrer en chantier. Mettre le pied à terre est le point final de ce Vendée Globe. C’est dur d’accepter que les efforts ne soient pas couronnés de succès. Maintenant, je vais tourner la page et penser à l’avenir. J’ai une belle équipe, des partenaires fidèles et de beaux projets à venir.»
*Organisateur de la Louis Vuitton Cup / régates de qualification pour l’America’s Cup
** Concurrent de l’America’s Cup


Source: JPDick.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Sam Davies

Salut à tous!

Crédit Photo : La Galerie de Sam Davies
© Sam Davies
"Un bonjour de l’Atlantique!
Aujourd’hui fût un jour de distractions sur Roxy.
Tout d’abord, depuis le passage du Cap Horn, nous voyons surgir des îles sur notre chemin! La plus proche était une toute petite île à 30 miles au sud des Malouines qui s’appelle l’île de Beauchene. En fait, nous avons dû faire un écart pour l’éviter et je suis passée à environ 1 mile et demi. C’était un paradis à oiseaux, Roxy était entouré de toutes sortes d’oiseaux des mers, et de passer sous le vent de l’île était une erreur odorante car cela sentait vraiment les chiures d’oiseaux.
J’ai même vu un canard (ou ce qui ressemblait à un canard!) qui survolait Roxy. C’était trop drôle car il essayait de faire ce que font les albatros et de jouer avec les courants dans les voiles de Roxy, mais les canards ne planent pas ! Il a donc dû continuer à battre des ailes et s’est presque écrasé sur le pont avant.Je pense que Lucky aurait été content de trouver un réel ami à bord!
Traverser les Malouines aura été ennuyeux avec un vent allant de 7 à 30 nœuds, qui n’a cessé de monter puis de descendre pendant toute la journée, donc des changements de voiles et des réglages interminables.
Il y a également un immense tas d’algues marines, qui semble s’accrocher à ma quille et ma dérive j’ai du faire des marches arrière pour essayer d’enlever les « mauvaises herbes ». Mais ça m’a bien diverti.
J’étais dans la cabine quand j’ai entendu un bruit franchement inquiétant comme si la dérive était entrain de casser et je suis montée en flèche sur le pont pour voir ce que c’était…. Et là un avion de chasse est passé à toute vitesse au dessus de ma tête!!! Et oui, Maverick et Goose sont venues me voir!!! Le jet a fait quelques tours autour de Roxy à très basse altitude pour me faire un coucou…ils ont dû me voir de leur cockpit, ils ont donc ralenti devant Roxy et m’ont fait une démonstration en volant verticalement et en faisant des tonneaux juste devant nous! wahou!! Comme vous pouvez l’imaginer, la petite fille à bord de son bateau rose est restée planter là, les yeux écarquillés, avec un grand sourire, totalement subjuguée par ces héros de Top Gun qui ont juste remplis sa journée."


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc Guillemot

Salut à tous!

Depuis 65 jours, Marc Guillemot fait corps avec son Safran. Changements de voiles d’avant, prises de ris, virements de bord et empannages rythment son parcours. Si tout fonctionne parfaitement bien à bord, cela veut dire que le skipper a toujours été rigoureux avec son matériel. Lors de ces manœuvres, le moindre manquement peut se traduire par une casse irréversible.
© J. Vapillon / DPPI / SAFRAN
© Safran
Loïc Linglois serait un « boat captain » parfaitement heureux si les problèmes de tenue du rail de grand-voile ne venaient pas gâcher la fête. « Marc ne fait aucun commentaires sur l’accastillage, l’électronique, les ballasts, le basculement de la quille, le coulissement des dérives. C’est donc que tout va bien ». Comme tous les membres du SAFRAN Sailing Team, Loïc ne respirera vraiment que lorsque la ligne d’arrivée sera franchie. « La fatigue commence à se faire sentir. C’est là où les automatismes peuvent être pris en défaut, avec au bout une toujours possible avarie si tout n’est pas exécuté dans le bon ordre ». Si la navigation dans les mers du Sud est bien la partie la plus difficile de ce Vendée Globe, ce n’est pas forcément vrai en termes de manœuvres.
« Les spis, c’est chaud » 
Depuis son entrée à la fin du mois de novembre sous les 40° de latitude Sud, les deux spinnakers du bord n’ont pas quitté l’intérieur de 
Safran, passant à la force des bras de la soute à voiles, située à l’avant, à l’extrême arrière pour participer à l’assiette générale du bateau. « Dans les mers du Sud, le code 5, un petit gennaker qui monte jusqu’au capelage, est resté à poste sur le bout-dehors. Marc a passé son temps à jouer avec cette voile, avec la trinquette et l’ORC. Comme ces trois voiles sont sur enrouleur, il n’avait pas besoin d’aller sur la plage avant. Les enroulages - déroulages s’exécutent depuis le cockpit, à l’abri de la casquette, comme les prises de ris dans la grand-voile ». Pour Loïc, le plus dur est dans la descente de l’Atlantique, à l’aller comme au retour. « Malheureusement, pour aller vite au portant, il n’y a rien de mieux que les spinnakers. Et là, il faut aller à l’avant pour envoyer ou affaler ses voiles de plus de 400 m2. Quand il faut descendre la chaussette de spi alors que le vent souffle à plus de 25 nœuds, c’est chaud, car on peut très vite se retrouver dans une situation périlleuse. »
« Aucun fagot de lattes » 
L’autre manœuvre stressante concerne l’empannage, quand il faut changer de bord en passant par le vent arrière. La bôme et sa grand-voile ont un angle de débattement de près de 180° d’un bord sur l’autre. Le risque est donc, en cas d’empannage mal contrôlé et donc trop violent, de casser la bôme mais aussi de briser les lattes de la grand-voile. 
« Je n’ai fait aucun fagot de lattes, se réjouissait Marc lors de la vacation d’hier. Depuis que je navigue avec trois ris, je fais des empannages classiques. Mais avant, au dessus de 25 nœuds de vent, je préférais virer de bord. C’est beaucoup moins dangereux et quand on prépare bien la manœuvre, on ne perd finalement pas beaucoup de temps. Safran se comporte parfaitement, acceptant facilement de virer sous grand-voile seule. Et si je sentais que la mer était trop forte et qu’elle allait nous empêcher de passer l’axe du vent, je déroulais un peu de trinquette pour avoir de l’appui sur l’avant ». A entendre Marc, tout paraît toujours simple, mais il faut savoir que le moindre changement d’allure impose un gros travail qu’il convient d’effectuer dans le bon ordre. Cet ordre n’est bien sûr pas immuable puisqu’il dépend de l’état de la mer et de la force du vent. Entre le matossage, la gestion des six ballasts, le basculement de la quille, les dérives et le travail aux écoutes, il y a de quoi faire. Manœuvrer sans faille un 60 pieds comme Safran est un job à plein temps!



Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux sous la barre des 5000 miles

Salut à tous!

Alors que Michel est passé sous la barre symbolique des 5 000 milles restants à parcourir dans ce Vendée Globe, 319 milles séparent ce matin FONCIA et Veolia Environnement. Grâce à des conditions météo plus favorables, Armel Le Cléac’h (3ème sur Brit Air) a en profité hier pour grappiller plus de 100 milles au duo de tête.
Si Michel – qui a tiré un nouveau bord dans l’Est cette nuit - a accru légèrement son avance depuis le pointage d’hier à 5h00, une vingtaine de milles environ, il semble que ce matin la tendance météo (vent de travers) favorise quelque peu son dauphin, Roland Jourdain. Avec une vitesse de rapprochement (ou VMG) supérieure de 2,5 nœuds entre les deux derniers classements, le bateau rouge est donc revenu sur FONCIA ou plutôt semble avoir stabilisé son déficit alors que les deux compères naviguent toujours au large du Brésil, à 350 milles environ dans le sud-est de Rio de Janeiro.
Progressant dans des vents contraires qui ralentissent leur progression, le duo de tête a surtout vu revenir ses dernières heures le skipper de Brit Air. 3ème à 791 milles hier, Armel Le Cléac’h pointe ce matin (5h) l’étrave de son bateau à 688 milles du tableau arrière de Michel Desjoyeaux, soit un gain de 100 milles en 24h ! Grâce à des conditions météo plus favorables qu’en tête de la flotte, le « chacal », son surnom, a sensiblement réduit l’écart. Mais pour combien de temps encore?


Bonne nav'!
DuffDuff

Mike Golding furieux

Salut à tous!
Mike Golding n'est pas amateur de la langue de bois. Le Britannique, dont le voilier Ecover a démâté le 16 décembre, s'en prend dans un entretien au Sunday Times aux concepteurs de bateaux pour la série d'abandons dans le Vendée Globe: «Il y a beaucoup de questions auxquelles vont devoir répondre les ingénieurs, tout comme les architectes, a ainsi déclaré Golding. Dominique Wavre comme moi avions séparément insisté sur le fait que nous voulions une quille qui nous permette de boucler le Vendée Globe. Nous avions dit: ne prenez aucun risque, ne minimisez rien, faites en sorte que cela dure. Mais ça a échoué et personne ne veut en prendre la responsabilité. L'avarie de quille de Dominique m'a rendu furieux.»

Source: L'Equipe.fr


Bonne nav'!
DuffDuff

lundi 12 janvier 2009

Vendée Globe: Décisions du jury pour PRB et Brit Air

Salut à tous!

Le jury international a rendu ses décisions concernant la réparation demandée par Vincent Riou (PRB) et la bonification de temps accordée à Armel Le Cléac’h (Brit Air) lors du sauvetage de Jean Le Cam.
Armel Le Cléac’h se voit donc créditer de 11 heures pour sa participation au sauvetage de Jean Le Cam. Ces 11 heures seront retranchées de son temps final à l’arrivée.
Vincent Riou, troisième au moment du sauvetage de Jean (en considérant que Jean était de fait hors course suite à son chavirage), sera classé troisième ex-æquo du Vendée Globe avec le (ou la) concurrent(e) arrivé(e) en 3e position.



Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Sam Davies

Salut à tous!

"Je suis maintenant une Cap Hornière!"
Jour 63 :  Vendée Globe 2008/2009 :  Lundi 12 Janvier 2009
© Sam Davies
"Et en plus, j’ai franchi la mythique pointe dans un décor parfait, dans 40 nœuds de vent et dans une mer déchainée.
Cependant, et comme d’habitude, ici, au Cap Horn, à quelques milles de la pointe, le vent a commencé à tomber et je me suis rapidement retrouvée avec une vitesse de moins de 10 nœuds. Après 48 heures difficiles passées dans un vent fort, je n’ai pas eu le temps de me reposer car j’ai du enlever des ris et changer les voiles d’avant. C’était un vent très instable donc j’ai même fini par faire des virements de bord afin d’essayer de passer au travers de la zone de transition. Il y avait également du travail à faire à l’intérieur du bateau, et notamment changer de place le matériel qui était empilé à l’arrière pour les vents puissants au portant et j’ai du le ramener au milieu pour le bon équilibre du bateau. 
A l’heure actuelle, nous avons retrouvé du vent et je dois faire le travail inverse : prendre des ris et réduire à nouveau les voile d’avant. Nous sommes entrain d’atteindre les îles Malouines dans une mer très agitée. Il fait nuit et la pleine lune éclaire le pont comme un projecteur, c’est si éclatant!
J’ai mon sac de couchage à portée de vue et je vais finalement pouvoir aller récupérer quelques heures de repos (et beaucoup, j’espère!!!!) Bonne nuit!"


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: La vacation de Bilou

Salut à tous!

Joint à la vacation radio ce lundi retrouvez ici l’intégralité des propos de Roland Jourdain retranscrit.

©Roland Jourdain/ Can You Sea
"Ce ne sont pas des conditions faciles pour de la résine fraîche parce qu’il y a quand même eu un bon coup de vent cette nuit. Je la joue très très très pédale douce! Hier, sur le tribord amure j’ai pu vérifier que la réparation et les renforts allaient comme il faut par rapport au gréement. La cloison est bloquée, ça ne fait plus de bruit. Pour affronter les 45 nœuds de vent avec la mer qu’il y a eu, c’était un peu osé quand même donc j’ai joué avec 3 ris et rien devant, vraiment tranquille! Et au plus fort du front, j’ai fait un peu de route en fuite pour ne vraiment pas taper dans la mer. Ensuite j’ai viré, et sur ce bord-ci, c’est une nouveauté que l’on n’avait pas encore essayé, donc c’est en train de se faire. Ca tape beaucoup, je suis encore très peu toilé. La réparation, c’est bien, maintenant je suis en train de regarder tout ce que je n’ai pas pu voir avant, c'est-à-dire l’ensemble des angles autour du puits de quilles, les petites fissures… Comme on naviguait au portant avant avec le vent, le bateau ne se comporte pas pareil. Donc là, je suis en train de regarder si au près, ça marche!"
"Il y a vraiment de la mer! Si je toile plus ça passera peut-être un peu mieux sauf que quand ça tapera, ça tapera plus fort! C’est vraiment un cas de conscience difficile. C’était une bonne petite dép. nerveuse! Je sors à peine du truc, là ça s’est à peu près éclairci, les grains commencent à diminuer mais il y a encore 30 nœuds."
La poussière de carbone, c’est très irritant, tu en es où à ce niveau-là?
"Ca va mieux quand même! J’ai de temps en temps, une petite piqûre de rappel. Hier, j’ai fait la fée du logis! J’étais fatigué mais je n’arrivais pas à dormir car je surveillais quand même le truc… Donc j’ai fait le grand ménage à grande eau à l’intérieur, donc ça a retiré quand même une bonne partie des particules. Mes polaires sont parties dehors se faire rincer pendant la baston. Donc on retrouve un univers à peu près normal mais à heure précise, ça revient!"
Tu as beaucoup bossé aussi!
"Oui, il y a eu une bonne séance de ponçage, meulage! C’était un chantier intérieur! La bôme de la Route du Rhum, c’était une rigolade en extérieur! Là, à la mine, c’était vraiment franchement moyen!"
Ca te rappelle ton début de carrière parce que tu as commencé par travailler sur le carbone, non?
"Oui, j’ai commencé dans le composite! C’est ce que je disais à Hubert Desjoyeaux d’ailleurs qui nous a donné un bon coup de main avec Nicolas de Castro pour envisager la réparation… Je lui ai demandé s’il me réembaucherait éventuellement comme 'strateur' si j’avais un trou dans mon emploi du temps. Oui, j’ai commencé par là. Heureusement, ça permet de faire ça!"
Au-delà des tes soucis techniques, est-ce que tu arrives à te projeter dans le futur et éventuellement, envisager une attaque contre le Mich?
"Non, je suis en convalescence pour le moment! Très franchement, je pense qu’il faut que j’aille crescendo avec mon truc. Quand j’ai un petit coup de blues, je me passe des scénarios dans la tête. On verra par la suite, il y a aura le Pot-au-Noir… Mais là, je m’occupe de mon bateau plus que jamais! Mais la route sera encore longue jusqu’aux Sables, pour moi comme pour les autres, et parti comme il est ce Vendée, il va sûrement y avoir encore des rebondissements… Ce n’est pas possible qu’il y ait un blanc comme ça pendant 3 semaines. Donc il va encore se passer des choses!"
La température au moins remonte un peu?
"Oui, c’est un bonheur! Hier quand la baston est arrivée, ça m’a fait plaisir de me faire rincer pour virer mon carbone… Aujourd’hui, l’eau est à 21,7° et l’air est à 23°C, ça fait plaisir! Bon, on ne peut pas faire sécher parce que sur le pont, ça mouille mais ce sont de bons moments! Manque de bol, je n’ai pas beaucoup profité de cette belle transition qui est géniale entre le Cap Horn et ici. Les 3 jours de transition, je les ai passés à l’intérieur à faire du ponçage et de la strate!"

V.B. pour CanYouSea.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Thomas Coville: Anticyclonique

Salut à tous!

Après de nouveaux efforts insensés pour assécher entièrement les fonds de son bateau, Thomas négocie actuellement un anticyclone des Açores positionné en travers de sa route.
"Je viens de finir de vider le compartiment sous la soute, ainsi que celui de devant où l'eau avait migré, " explique le skipper de Sodeb’O qui a minuit cette nuit a réussi à recoller la trappe de « visite » du puits de dérive qui s’est arrachée dimanche, entraînant l’inondation, entre autres, de la soute à voiles. Comme les pompes de cale n’ont pas fonctionné, c’est à la force des bras que Thomas a dû en finir. "J'ai trouvé cela très physique, notamment pour vider le compartiment avant en sortant l’eau au sceau. Je pense que mes maux de tête sont aussi dus aux vapeurs de gasoil  que j'ai respirées toute la journée," poursuit-il.
"J’ai encore deux bonnes heures de rangement et après je vais essayer d’aller dormir un peu. Je suis exténué mais content d’être venu à bout de cette galère." Profitant encore de conditions météo estivales, Thomas parlait même de prendre une dernière douche à l’eau de mer aujourd’hui afin de se rincer après des heures de travaux dans la soute et le gasoil.
Tout est désormais en ordre à bord de Sodeb’O bien ralenti aujourd’hui dans la traversée d'un anticyclone des Açores, très étendu et en travers de sa route. Le Maxi Trimaran continue de gagner au Nord à vitesse réduite afin de rejoindre cette imposante dépression venue des Etats-Unis.
Dans les 24 prochaines heures, le vent va basculer du Nord-Est au Sud-Ouest avec l'arrivée de cette dépression qui permettra à Sodeb'O d'accélérer puis d'infléchir sa trajectoire vers l’Europe.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: JP Dick ce soir à Auckland

Salut à tous!

A 140 milles d’Auckland
JP parcourt les derniers milles à bord de Paprec-Virbac 2, avant son arrivée à Auckland prévue mardi matin (lundi soir heure française). Les conditions météo semblent clémentes.
JP: "A l’approche des côtes Néo Zélandaises, je vais déboucher la bouteille de champagne pour saluer le retour du bateau dans ses eaux natales."
Une fois le pied posé à terre, JP va pouvoir savourer un bon repas, une bonne douche, et se glisser dans un bon lit. "Cela me changera de la bannette, des lingettes et du lyophilisé!"

JP y rejoindra Jonny Malbon (Artemis II), qui a accosté à Auckland ce matin.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux

Salut à tous!

64ème jour de mer pour Michel Desjoyeaux (FONCIA) qui mène toujours la danse devant Roland Jourdain et Armel Le Cléac’h. Le leader progresse actuellement à 500 milles dans le Sud-est de Rio de Janeiro (Brésil), à 5 000 milles des Sables d’Olonne.
Depuis hier, Michel Desjoyeaux continue de gagner des milles sur son fidèle poursuivant, Roland Jourdain. Ce week-end l’écart entre les deux hommes a dépassé les 200 milles et ce matin à 5 heures, il est de presque 300 milles. Cette tendance devrait se confirmer dans les prochaines heures. En effet, Veolia devrait toucher du vent de face assez fort, rendant sa progression d’autant plus difficile que le bateau rouge vient tout juste de consolider sa cloison de mât suite à sa collision jeudi dernier avec un cétacé.
Tout au long du week-end, Michel a donc avancé un à un ses pions de manière chirurgicale et progresse ce matin à 500 milles dans le sud-est de Rio de Janeiro, au Brésil. Les températures grimpent à bord de FONCIA avec une eau ce matin à 23° tandis que les premières odeurs de la terre se font sentir. Avec 102 milles parcourus dans la nuit et une VMG de 11,3 nœuds contre 6 pour Jourdain, force est de constater que l’infatigable leader du Vendée Globe continue de creuser l’écart : 300 milles au classement de 5 heures ce matin.
Même si tout est loin d’être fini, il semble que Michel Desjoyeaux ait pour l’instant les cartes météo en main dans cette remontée de l’Atlantique Sud. Justement, côté météo, le couple de tête va avoir à négocier le franchissement d'une dépression orageuse venant du continent sud-américain. Cette dépression devrait être accompagnée de vent de 30 à 40 noeuds et les rafales sous les lignes de grains pourront atteindre 50 noeuds.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc Guillemot le 5ème au Cap Horn

Salut à tous!

Safran était attendu au cap Horn ce matin aux environs de 8h30. Et il était au rendez-vous. Voici les quelques mots envoyés par Marc Guillemot lors de son passage: «Le jour se lève, j’aperçois entre les nuages la lune dans mon NW, le vent s’essouffle et la mer se range mais reste toujours une bonne houle d’Ouest qui nous pousse avec souplesse. Passage dans le Sud du caillou (Cap Horn) à 7H31 TU à 8’85 par 56°08,885 S et 67°12,729 W».
MARC GUILLEMOT / SAFRAN
© Marc Guillemot/Safran
Un passage dans la légende du « Cap Dur » puisque le vent de secteur Ouest souffle à plus de 30 nœuds moyen, avec de fortes rafales. Malgré ces conditions sportives, Safran est une nouvelle fois le plus rapide, avec 386 milles parcourus lors des dernières 24 heures.
Fin des latitudes australes 
Ce 64ème jour de course signe la fin de la traversée de l’océan Pacifique pour Marc Guillemot à bord de 
Safran qui engrange les derniers milles à 18,5 nœuds de moyenne, dans une mer rendue encore plus grosse en raison de la remontée des fonds. Pour son troisième passage du « caillou », mais le premier en solitaire, Marc s’offre une navigation typique de l’endroit, alors que la nuit règne sur la pointe du continent sud-américain. Sur son GPS, un way-point : 55° 59’ S et 67° 17’ W. Les coordonnées du cap Horn vont s’effacer de l’écran presque une semaine après le passage du premier, Michel Desjoyeaux (Foncia).
Moins de 24 heures
Hier matin, dimanche, à 10h20, Sam Davies passait le cap Horn en 4ème position. Le retard de Marc sur Samantha Davies (
Roxy) sera donc inférieur de 24 heures. En raison des conditions météo, le pit stop pour effectuer l’indispensable réparation du rail de mât est toujours programmé à l’archipel des Malouines.


Bonne nav'!
DuffDuff

dimanche 11 janvier 2009

Thomas Coville: Travaux forcés

Salut à tous!

En début d'après-midi, la trappe dite de «visite» du puits de dérive s'est arrachée et plusieurs centaines de litres d'eau ont rempli la soute à voiles.
Cette trappe d'un diamètre pouvant laisser passer un bras, permet d'accéder en cas de besoin, au puits de dérive depuis la soute. Décollée ou dévissée, impossible de le dire, mais en tout cas, elle n’était plus en place lorsque Thomas a constaté que la soute à voiles de Sodeb'O était pleine d’eau.
Il n’y a pas de voiles dans la soute en ce moment puisqu’elles sont toutes sur le pont, mais le skipper y a entreposé ses poubelles. Et comme, selon la formule, un problème n’arrive jamais seul, l’un des sacs s’est s’éventré et des détritus ont obstrué le trou d’évacuation d’eau dont le niveau est monté rapidement. D'autres sacs se sont ensuite ouverts ainsi qu’un bidon de gasoil…
Régler tout ça n’a pas été franchement une partie de plaisir ; d'autant que Thomas n'en a pas tout à fait terminé. Après avoir ramassé les déchets et asséché le compartiment, il doit maintenant vérifier que l’eau ne s’est pas infiltrée dans les réservoirs à gasoil accrochés dans le fond de la soute. Et puisque la trappe est située derrière ces réservoirs, il doit ensuite les démonter pour boucher l’entrée d’eau.
Heureusement pour lui, son Maxi Trimaran sort des grains. Il entre dans une zone anticyclonique de transition avant la forte dépression annoncée. Le vent de Nord-Est de 15 nœuds doit faiblir en dessous des 10 nœuds dans les prochaines heures.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Fin de chantier pour Bilou

Salut à tous!

Ouf de soulagement ce matin à bord de Veolia Environnement! Depuis jeudi soir qu’il répare les dégâts causés par sa collision avec un cétacé, Roland Jourdain en a terminé ce matin avec le gros œuvre et reprend sa course tranquillement. Après la phase de fiabilisation, il s’agit maintenant pour lui de valider les réparations en restant attentif au comportement de son bateau car du vent soutenu est annoncé dans les heures à venir aux allures de près. Il ne faut donc pas brûler les étapes, mais pour l’heure, l’atelier est fermé!
Fin de chantier pour Bilou
© Roland Jourdain/Véolia Environnement/Vendée Globe
Bien sûr, le rythme imprimé n’est plus le même pour le moment. Les réparations ont beau être terminées, il reste 5400 milles à parcourir avant l’arrivée aux Sables d’Olonne et c’est bien ce qui importe à Bilou aujourd’hui. Pas question de se laisser griser par la course, la prudence est toujours de rigueur. Roland navigue donc toujours sous-toilé avec 2 ris dans sa Grand Voile et trinquette, au près débridé dans 20 nœuds de vent pour bien s’assurer que la résine sèche pour le moment.
Après encore toute une nuit passée à renforcer sa cloison de mât, il se montrait confiant ce midi comme il le précisait à son équipe, par téléphone:
"Je suis content de ma nuit et de cette dernière opération de renfort à base de fagot de lattes de Grand Voile collées les unes avec les autres pour former une barre solide, que j’ai plaquée sur la cloison de pied de mât pour soutenir le reste. Normalement, c’est du béton pour nous ramener à la maison, sauf bien sûr si je découvre encore un truc que je n’aurais pas vu. Il va maintenant falloir reprendre le rythme crescendo. Je vais aussi essayer d’attaquer le ménage parce qu’il y a de la poussière partout. C’est la gratouille permanente, ça c’est l’enfer!!!"
Après le collage du capot étanche de la soute à voile et des plaques de carbone pour renforcer les parties fissurées, Bilou a en effet entrepris cette nuit de consolider sa cloison de pied de mât. L’assemblage de 3 lattes de Grand Voile collées entre elles a ainsi permis de diffuser autrement les efforts du gréement d’ordinaire amortis par l’épontille de pied de mât.
2 jours et 3 nuits après l’incident, qu’il aura donc passé confiné à l’intérieur de son bateau dans la poussière de carbone, Bilou en a terminé avec ses travaux intérieurs. Alors que la mer ce matin était déjà clapoteuse, tous les bruits et mouvements anormaux entendus avant réparation n’existent plus. Veolia Environnement va quand même avoir un cap de validation à passer qui sera fonction de la météo des prochains jours. Bilou navigue en effet actuellement tribord amure, c'est-à-dire du côté de la cloison qui pour le moment souffre le moins, mais il sera contraint dans les heures à venir de passer bâbord dans sa remontée vers le Brésil.
Plus que jamais motivé pour boucler son tour du monde, il garde une certaine sérénité par rapport à ce qui lui arrive aujourd’hui dans la dernière ligne droite avant les Sables d’Olonne, bien conscient que cela fait aussi partie de l’aventure du Vendée Globe: «C’est le destin. Un problème structurel m’aurais fait rager c’est sûr, mais un animal marin, je ne pouvais de toute façon rien y faire… C’est la nature !  J’ai peut-être un genou à terre mais la course n’est pas encore finie et personne n’est à l’abri. On ne sait jamais ce qui peut encore se passer !"

V.B. pour CanYouSea.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: PRB arrivé à Ushuaïa

Salut à tous!

Comme prévu PRB est arrivé à Ushuaia dans la soirée de samedi (en heure française). Le monocoque est au mouillage. Jean le Cam, qu’attendait Anne, sa femme, et Michel Ollivier son project manager, devait s’envoler prochainement du port argentin. Vincent pourrait faire de même cette semaine dès que des membres de son équipe technique auront pris le relai sur place. L’objectif est de ramener PRB par cargo vers la France assez rapidement.
Jean le Cam: «Nous avons effectivement réussi à ramener le bateau à Ushuaia grâce à un équipage hyper sympa. C’est extraordinaire de trouver partout des gens pour qui la solidarité prime sur tout. Ces derniers jours ont constitué  une aventure humaine très forte, un moment de l’existence où l’être humain prend le pas sur tous les soucis matériels que l’on vit tout au long de l’année. Cela te permet de prendre du recul. C’est un moment exceptionnel».

Source: PRB.fr/Voile

Bonne nav'!
DuffDuff

Thomas Coville: Tension à bord de Sodeb'O

Salut à tous!

Alors qu'il lui reste moins de 2000 milles à parcourir et qu'il n'a plus que 330 milles de retard sur le temps de Francis Joyon, Thomas Coville sait que les jours à venir seront très exigeants et ne lui laisseront pas vraiment de répit.
En effet, les prévisions météo augurent d’un final musclé et loin d’être confortable pour le skipper du Maxi Trimaran parti depuis 54 jours de Brest.
Joint ce matin au téléphone alors qu’il poursuit sa magnifique remontée vers le Nord avec une remarquable trajectoire et un parfait compromis cap-vitesse, Thomas nous a décrit le contexte immédiat et nous a expliqué ce qui l’attend pour les derniers jours de mer: «Je navigue actuellement dans des vents entre 18 et 25 nœuds très instables car sous l’influence de grains».
La suite? «Une zone anticyclonique et donc des vents plus mous qui vont me demander beaucoup de manœuvres avec peu de plages de récupération».
Et après? «Ce n’est guère réjouissant. On va se prendre une grosse « prune » – des vents de 35 à 45 nœuds - avec beaucoup de mer – quelque chose comme 6 mètres de creux -. Je vais devoir prendre sur moi, sur le capital physique». 
En résumé et jusqu’à l’arrivée, cela donne en langage météo, actuellement des grains oscillants puis une période variable à faible au niveau de l’anticyclone des Açores, suivie d’un flux de Sud-Ouest fort, tournant Nord-Ouest dans une mer très formée. 
Humainement, cela donne un skipper qui est parti depuis presque huit semaines, qui a très peu dormi et dont le bateau est logiquement « égratigné » comme il nous le confiait, il y a quelques jours. Naviguer en multicoque et en solitaire dans ces conditions n’est absolument pas une partie de plaisir après 54 nuits qui se confondent avec les jours. Thomas sait bien ce qui l’attend : une route très prés du vent en avançant dans de la mer formée, ce qui va exiger une veille extrême, beaucoup de manœuvres et donc beaucoup d’heures sur le pont.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Dee Caffari

Salut à tous!

Blog de Dee du 10 janvier:
C'est ce qui arrive dans les cauchemars. Je suis sortie de mon sommeil et j'ai vu que le bateau allait doucement et j'ai tout de suite lâché le réservoir de ballast. Je n'arrivais pas à décider si aller au Sud était mieux que de faire cap à l'Est, mais ce qui était sûr, c'est que je ne pouvais pas aller là où je voulais.
Je suis allée sur le pont pour jeter un œil. L'aube se levait à peine et il faisait suffisamment jour pour tout voir. J'ai regardé ma grand-voile qui a été mon souci principal pendant ma traversée du Sud, et j'ai remarqué encore des bouts de voile qui claquaient au vent. Mes épaules ont chuté et pendant que je continuais à regarder, j'ai réalisé avec horreur que ce n'était pas la couche qui s'envolait quotidiennement qui clappait mais la couche du bon côté de la grand-voile. En clair, la seule couche de grand-voile qui reste!
Dee makes repairs to Aviva’s mainsail – 08.01.09
© Dee Caffari/Aviva Ocean Racing
J'ai pesté, empanné rapidement, affalé la grand-voile jusqu'au troisième ris. J'ai attrapé mon kit de réparation qui a beaucoup diminué et j'ai passé une heure à mettre des patches sur la déchirure. Avec les prévisions qui annoncent des vents forcissant et consciente qu'affaler et envoyer la grand-voile ne peut pas être bon pour le tissu, j'ai décidé de rester avec trois ris et je croise les doigts. Si ça peut au moins tenir jusqu'en Atlantique, alors je choisirai une route sans vent effrayant et je prendrai soin de ma voile jusqu'à ce qu'on rentre.
Ma plus grosse crainte maintenant est de savoir si la grand-voile va survivre au dernier coup de vent de l'Océan Pacifique avant de tourner à gauche. Alors milles gagnés, milles perdus, l'important est de rester en course.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc Guillemot plein est

Salut à tous!

Marc Guillemot est déjà descendu à la latitude du cap Horn. Reste 450 milles de longitude à combler pour doubler le célèbre caillou.
JM LIOT / DPPI / SAFRAN
© JM Liot/DPPI/Safran
La latitude sud de Safran ce dimanche matin est mythique, tous les marins du monde la connaissent : 55°59 Sud. C’est très exactement celle du cap Horn ! Pas étonnant donc que le compas de Marc Guillemot affiche ce matin une route au plein Est : il n’y a plus que de la longitude à couvrir – 450 milles – pour doubler le fameux rocher, laisser le Pacifique dans le sillage et s’attaquer à l’Atlantique du retour.
Toute la journée d’hier samedi et cette nuit encore, Marc Guillemot a poursuivi sa trajectoire en escalier dans du vent d’ouest soutenu, ce qui lui a permis d’être le plus rapide de la flotte malgré sa voilure réduite. Safran est le seul bateau à avoir couru plus de 315 milles ces dernières 24 heures (341 milles effectivement couverts) et il a donc repris du terrain à tout le monde : 30 milles à Samantha Davies qui n’est plus que 370 milles devant lui et pas moins de 100 milles à Brian Thompson qui se retrouve désormais 700 milles derrière Safran.
De bon augure donc, puisqu’un des objectifs de Marc est de limiter au maximum les écarts avant son arrêt technique aux Malouines pour réparer son rail de grand voile. Safran devrait être au cap Horn en fin de nuit prochaine.


Bonne nav'!
DuffDuff

samedi 10 janvier 2009

Vendée Globe: Scéance atelier pour Bilou

Salut à tous!

Après sa collision jeudi soir avec un cétacé, Roland Jourdain a expliqué sa situation lors de la vacation avec le PC course ce midi. Bilou a ainsi détaillé les travaux mis en œuvre depuis hier pour renforcer sa cloison de pied de mât fissurée. Pour l’heure, les conditions de mer plate et la température en hausse lui permettent de progresser favorablement dans sa réparation qui devrait encore durer toute la journée. Le skipper de Veolia Environnement est confiant et a plus que jamais en tête qu’une course n’est terminée, qu’une fois la ligne d’arrivée franchie.
Extraits de la vacation de Roland Jourdain:
Quels sont les dégâts à bord?
"Quand j’ai jeté un œil à la quille, au système de vérins… Il n’y avait rien… juste une petite cornière de décollée. Mais je regardais du mauvais côté. Je regardais du côté au vent et un peu plus tard, j’ai regardé de l’autre côté… Le palier avant de la quille est pris sur la cloison de pied de mât qui sert à tenir la quille d’une part et à reprendre la tension du gréement d’autre part. C’est ce qui nous pose problème car elle est fissurée suffisamment pour que, si on ne fait rien, le mât passe à travers la coque à un moment. Donc c’est là-dessus que je m’attelle depuis un jour et demi. A bord, ce n’est plus un bateau de course, c’est un chantier naval !"
L’objectif de la réparation?
"Ce que je peux réparer, je répare et sinon, avec l’aide d’Hubert Desjoyeaux de CDK, d’Eric Levet et de Marc Lombard, on essaie de faire dévier les efforts qui viennent du gréement à base de plaques et de contre-plaques."
L’avancée des travaux?
"Hier, c’était la préparation entre imaginer ce que je pouvais faire à bord et puis la préparation en elle-même, c’est à dire le ponçage et le meulage de tout ce qui est peinture pour faire les stratifications. Cette nuit, j’ai donc stratifié le panneau de survie de la cloison de pied de mât à bâbord avec la cloison et j’ai aussi stratifié des plaques en monolithique de carbone dans différents coins pour refaire passer des efforts. J’en ai encore une à coller et du gros œuvre pour la journée. (…) Pour ce soir, je pense avoir un truc en béton. Après on ira dans les réglages fins."
Tu vas être obligé de lever le pied?
"Oui. Tout le temps de la réparation, l’idée est de libérer les tensions de gréement. Donc hier matin, j’ai navigué un peu en travers du vent pour libérer le gréement sous le vent. Là, je navigue avec pratiquement pas de bastaque donc quand il y a du vent, il n’y a pas de voile d’avant vraiment, le temps de la réparation. Après quand tout va être sec, on va aller crescendo, à l’oreille."
Tu es confiant pour la suite?
"De toute façon : quand on y est, on y est ! Je suis dans le cas de figure de base où si on veut espérer gagner, il faut espérer finir… Moi je suis confiant et de toute façon, il faut être dans l’action. Je pense que ça va le faire mon truc!!!"


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Sam Davies

Salut à tous!

Voici un message de Sam Davies:

"Salut tout le monde!
Désormais je fais le décompte des milles jusqu’au Cap Horn!!!!!!!!
J’ai eu une matinée calme, moins de 20 nœuds de vent ! Parfois le travail est plus dur quand il y a peu de vent. Comme le vent est tombé ce matin et après avoir empanné, j’ai eu ma traditionnelle lutte avec Geneviève (mon gros gennaker) pour la sortir de son sac et la remonter pour l’installer.
J’ai passé une autre après-midi très agréable, naviguant, planant sur la houle du Pacifique ! C’est vraiment incroyable comment nous volons sur chaque vague! J’ai essayé de prendre une photo pour vous montrer ! Le vent a forci et des rafales de 30 nœuds ont soufflé sur Roxy. J’ai réussi à rouler Geneviève, à la plier dans son sac et à l’empiler.
Dans les deux dernières heures, j’ai eu de fortes rafales de 45 nœuds, ce qui était très impressionnant. C’était au crépuscule, sous la pleine lune, j’étais sur le pont à prendre un 2ème ris et à me demander si je devais dérouler le solent… 
C’était un peu tard ! Mais au final, les 45 nœuds n’ont pas duré longtemps donc Roxy est resté sous contrôle mais je pense que j’ai eu un petit coup de pouce avec ce coup de vent.
Le vent va forcir par rafale sur ma route vers le Cap Horn donc la navigation ne va probablement pas être idéale à partir de maintenant, mais il reste peu de chemin à faire désormais.
Sx"



Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Riou soutenu par Le cam

Salut à tous!

Bras droit et associé de Jean Le Cam au sein de la société "Mer Vent", Michel Ollivier est arrivé hier à Ushuaia après un long périple depuis Paris via Buenos Aires. Michel s'est immédiatement mis au travail et a trouvé un voilier de 24 mètres en alu, le "Vahiere" et son équipage, pour rallier dès ce matin la base de la marine Chilienne de Puerto Williams.
Après avoir terminé les dernières obligations administratives, Vincent Riou, Jean Le Cam  et Michel Olliver procéderont à la mise en remorque du 60 pieds Imoca PRB démâté. Les trois hommes espèrent ainsi quitter dès aujourd'hui Puerto Williams et profiter d'une météo clémente pour rallier Ushuaia distante de 40 milles environ.... Il faudra ensuite trouver un cargo capable d'acheminer le monocoque jusqu'en Europe. Tant que cette mission n'est pas accomplie, Jean Le Cam et Michel Ollivier demeureront avec Vincent Riou.

Source: JeanLeCam.fr

Bonne nav'!
DuffDuff

Thomas Coville: Plein nord à fond

Salut à tous!

Sodeb'O file plein Nord à la latitude du Cap-Vert. Il navigue au près dans un alizé de Nord-Est autour des 25 noeuds, ponctué de grains.
La vitesse moyenne sur 24 heures dépasse les 20 nœuds et l’écart avec IDEC se réduit, petit à petit, n’étant plus ce matin qu'à 417 milles. (388 miles à 15h00)
Course poursuite 
«Je progresse toujours dans une mer de face qui abîme et sollicite le bateau. A quelques jours de la fin d’un tel tour du monde, l’angoisse de la casse due à l'usure me taraude,» confie le skipper après une énième nuit blanche sur le pont. «Je guette le moindre bruit, la moindre fissure, même mes filets tout à l’avant ont fini par s’arracher avec les vagues. Je les ai sécurisés mais cela donne une bonne indication des efforts que subit la machine depuis des semaines.»
«Les alizés, tu es toujours content de les descendre au portant, et moins content de les remonter au près, mais c’est la logique et après un premier tronçon bien musclé le long du Brésil, nous sommes dans un second tronçon, pas mal non plus !» La mer devrait se ranger au fur et à mesure que le Maxi Trimaran gagne au Nord, lui laissant le champs libre pour accélérer. L’image sur la carte est assez insolite. Thomas semble lancé en pleine course poursuite dans le sillage d’un adversaire dont la trace est imprimée dans l’océan depuis près d’une année. En effet, dans cet alizé de l’hémisphère nord, Francis, comme Thomas, a effectué une route Nord très rectiligne avant d’amorcer l’ultime virage à l’Est vers les Açores. 
Chaud froid 
En Europe, le froid cinglant vit ses derniers jours puisqu’une dépression actuellement très creuse au milieu de l’Atlantique fonce vers nos côtes, nous promettant un régime de vent de Sud-Sud Ouest assez soutenu et un changement d’ambiance assuré avec un ciel plus nuageux ainsi qu'un air plus chaud mais aussi plus humide!
Pour le skipper de Sodeb’O comme pour ses routeurs, le casse-tête n’en finit pas puisque les fichiers météo américains et européens ne sont pas d’accord quant au timing et l’angle exact avec lesquels la dépression qui s’avance au Nord des Açores, promulguera ce fameux vent de Sud-Ouest à Thomas.
Ce vent portant permettra au Trinitain d’en finir avec ce près désagréable pour glisser enfin en route directe vers Brest. Ces divergences entre les deux analyses météo sont courantes et se rejoignent au fur et à mesure qu’approche l’instant T. 
En attendant que les prévisions se précisent, le Maxi Trimaran n’a qu’une mission: faire du Nord, le plus vite possible!


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Roland Jourdain

Salut à tous!

«Ne quittez pas, je vous passe l’atelier… Je me reposais quand le bateau est parti au lof. Il n'y a pas eu de « crac » mais un arrêt brutal. J'ai rencontré un cétacé, je ne sais pas de quelle marque exactement, mais quand je suis sorti pour remettre le bateau en marche, j'ai vu un morceau de l'animal et l'eau teintée de rouge. La cloison de pied de mât est suffisamment fissurée pour que, si on ne fait rien, le mât passe à travers la coque. Avec l'équipe technique on essaye de répartir l'effort du mât et ce que je peux réparer, je le répare. Hier était une journée de préparation, entre imaginer ce que je pouvais faire avec le matériel de bord, le ponçage et le meulage. Puis cette nuit, j'ai stratifié le panneau de survie à la cloison de pied de mât et quelques plaques de carbone. Il me reste encore du gros œuvre. Je n'ai jamais vu un bateau dans cet état, ce n'est plus un bateau de course, c'est un chantier naval. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, même si les particules de carbone, ce n'est pas de la rigolade. Je suis confiant, il vaut mieux être dans l'action et j'ai de la chance dans mon malheur : une mer plate, la température qui remonte... Ça aide. Quand tout sera sec, on repartira crescendo, à l'oreille. Quant à la baleine, c'est moi qui suis venu sur son territoire, je ne vais pas me plaindre. » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation de 11h.


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Grosse frayeur pour JP Dick

Salut à tous!

Message de JP Dick, qui raconte sa grosse frayeur de la nuit dernière.

© JPDick.com
"Il y a une grosse houle d'est générée par cette dépression tropicale, environ 3 à 4 mètres de haut. Grosse frayeur vers 0 h TU, le bateau est parti à l'abatée chahuté par une vague mal orientée, le pilote a mal réagit, c'est à dire il a empanné accidentellement. Le Paprec Virbac 2 s 'est alors couché sur l'eau avec un angle de près de 70 degrés, flanc du bateau dans l'eau.
Cela doit être un spectacle sympa vu de l'extérieur. Je suis à l'intérieur et m'extirpe rapidement en escaladant dans le cockpit. Il faut rapidement intervenir, pas évident avec un seul safran de remettre de l'ordre dans tout cela. Je reprends la bastaque au vent, remets la quille sur l'autre bord, choque la grand voile et la bastaque maintenant sous le vent, J'essaie d'abattre tant bien que mal avec le safran malade. Heureusement je n'ai pas beaucoup de toile, je peux barrer avec mon corps et gérer les écoutes de trinquette en même temps.
Il s' exécute enfin au troisième essai, il me faut ré-empanner le voilier maintenant; reprendre la bastaque sous le vent en espérant que cela ne couche pas trop le navire et sorte le safran de l'eau ; avec 3 ris ca passe de justesse. Je choque la bastaque au vent et dans le même mouvement tire la barre. La bôme passe avec le bruit caractéristique du bout qui se tend violement; la staysail se gonfle du bon côté: Manoeuvre réussie.
Je souffle un grand coup, rien de cassé .Je vérifie le safran, ça tient le coup. On calme le jeu, j'enclenche le pilote au bon cap vers Auckland city . Belle frayeur malheureusement assez courante dans la vie du navigateur solitaire d' Open 60 ! Encore 584 milles pour atteindre la ville des Antipodes Je vais écouter quelques chansons de Jane Birkin, cela fait descendre les battements cardiaques.
JP"

Source: JPDick.com

Bonne nav'!
DuffDuff

Yann Eliès: La longue route

Salut à tous!

Grièvement blessé le jeudi 18 décembre dernier alors qu'il manoeuvrait à l'avant de son grand monocoque Generali, quelque part à plus de 800 milles dans le Sud de l'Australie, Yann a depuis tout connu de la douleur et de la détresse. L'enchaînement rapide des secours, puis des soins et enfin des opérations de rapatriement l'ont ramené vers sa chère Bretagne natale d'où il contemple à nouveau les flots, source immuable de force et d'inspiration pour lui. La petite flamme qui danse dans le regard bleu du breton est celle d'une farouche volonté de traverser le long tunnel de la rééducation avec patience et efficacité. Car de l'autre côté brûle déjà l'envie de repartir vers de nouveaux projets.
Face aux Sept Îles
"C'est un bel endroit, face aux Sept îles, avec de grandes lumières et la mer..." Yann Eliès a posé son sac sur un drôle de vaisseau. "C'est un endroit que j'aime, et qui me rappelle beaucoup de bons souvenirs, de victoires en Figaro notamment..." La tête, en aurait-on douté, est toujours pleine d'images de mer, de courses et de bateaux. Le corps est désormais aux mains des spécialistes attelés à le reconstruire. Patiemment. Impitoyablement. "Je n'ai pas le temps de gamberger" s'amuse Eliès, "car le régime ici est draconien." Jugez plutôt :
- 7 heures : réveil, levé, premier contact avec les soignants
- 8 heures ; petit déjeuner, douche.
- 8 heures 30 ; soins, pansements.
- 9 heures : piscine. Yann ne joue pas les Alain Bernard. L'objectif consiste ni plus ni moins qu'à réapprendre à marcher sans prendre appui sur son fémur gauche blessé, dans l'apesanteur du milieu aquatique.
- 11 heures 30 : salle de marche ; poursuite des exercices
- 12 heures : kiné ; travail sur la mobilité et la flexibilité de son genou, afin de lui redonner de l'amplitude.
- 13 heures : déjeuner, et longue pose de poches de glaces sur les hématomes toujours présents.
Le tout, qu'on ne s'y trompe pas, dans la douleur et sous calmant, car son bassin et ses côtes fracturés le font toujours terriblement souffrir.
L'après-midi, consacré au repos, voit aussi réapparaître ordinateur et connection internet. Yann Eliès le marin est aussi le chef de sa petite entreprise de course au large. Le travail avec son partenaire Generali et son bras droit et ami Erwan Steff continue.
Moteur de toute cette débauche d'énergie, la motivation brute du Breton. "L'objectif, c'est de remonter sur un bateau!" Eliès accepte froidement son destin et le corollaire de doutes qui l'accompagne. "Il y aura des hauts et des bas, j'en suis conscient. Mais en remontant sur un bateau, j'exorciserai le passé et saurai renouer avec la compétition."


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Vincent Riou

Salut à tous!

Suite à l’avarie de gréement survenue du fait de l’opération de sauvetage de Jean Le Cam (casse de l’outrigger bâbord), Vincent Riou avait signifié par écrit au Président du Jury International, Bernard Bonneau, une demande de réparation. Vincent s’était en effet dérouté à la demande de la direction de course du Vendée Globe conformément à la règle fondamentale 1.1 des Règles de course à la voile (elle tient en une ligne : « Un bateau ou un concurrent doit apporter toute l’aide possible à toute personne ou navire en danger »). 
Vincent considérait en effet qu’aucune faute ne pouvait lui être imputée dans les dommages subis par son monocoque PRB lors du sauvetage de Jean. Et il notait que « Ces dommages nécessitent une intervention lourde qui ne peut être réalisée seul et en mer ».
Après le démâtage complet de PRB le mercredi 7 janvier 2009 provoqué par la rupture de la réparation de fortune, Vincent a confirmé jeudi par courrier au Jury qu’il maintenait sa demande de réparation. Le skipper de PRB jugeait en effet ces derniers « événements directement consécutifs et intégralement imputables à l’opération de sauvetage » et notait que désormais, il lui était définitivement devenu impossible de « poursuivre la compétition vers le port d’arrivée situé aux Sables d’Olonne ».  A moyen terme, Vincent ne dispose en effet sur place d’aucun espar de remplacement ni même d’un autre espar pouvant être acheminé dans un délai de temps raisonnable. 
En conséquence, Vincent précisait qu’il demandait un reclassement de son bateau comme cela se pratique régulièrement sur des régates internationales lorsqu’un bateau est lésé d’une manière ou d’une autre sans que sa responsabilité soit engagée.
Au nom du Jury International, Bernard Bonneau a indiqué en substance que les derniers événements ne changeaient rien à l’acceptation par le jury d’instruire cette demande et en attendant demandait à la direction de course d’indiquer que PRB et son skipper était RDG (pour « Redress Given » soit « Réparation donnée »). Ce qui signifie clairement que le principe de la réparation est acté mais que sa nature n’est pas encore tranchée. Jusqu’à ce que soit connue la décision du jury, c’est donc sous cette dénomination qu’apparaîtra PRB dans le tableau officiel des positionnements de la course.

Source: PRB.fr/Voile
Bonne nav'!
DuffDuff

YachtPals.com: Interview de Vincent Riou

Salut à tous!

Mes amis de YachtPals.com ont publié vendredi une interview bien sympatique de Vincent Riou.
Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Les photos du remorquage de PRB

Salut à tous!

Voici l'article du Site de la Marine Chilienne concernant le remorquage de PRB

 

 Les 3 images: ©Armada de Chile

Armada rescata yate francés que quedó a la deriva 08/01/2009

Punta Arenas. Dirección de Comunicaciones de la Armada. Un nuevo apoyo marítimo a la

competencia internacional Vendée Globe, que atraviesa el sur de nuestro país, realizó la

Armada de Chile el miércoles 7 de enero por medio de la Gobernación Marítima de Punta

Arenas.

Mediante un aviso efectuado a la Dirección de Seguridad y Operaciones Marítimas (Dirsomar)

se informó de la emergencia sufrida por la embarcación francesa “PRB” que participa en la

Regata, la que se vio afectada por la rotura del palo, su velamen quedando además con el

motor inoperativo y a la deriva.

De inmediato se dispuso el zarpe de emergencia de la patrullera 



de la Armada LSG Alacalufe, unidad que fue al rescate del yate que se encontraba a 130 kilómetros al sureste de Puerto Williams. Una vez que arribó al área de la emergencia, se constató que los navegantes que iban abordo, Vincent Riou y Jean Le Cam se encontraban en buen estado de salud. 

Posteriormente el yate fue remolcado por la LSG “Alacalufe” hasta Puerto Williams, donde se

encuentra en este momento atracado en el muelle naval, a un costado del Patrullero de

Servicio General “Piloto Sibbald”.

En tanto, los tripulantes franceses están en Puerto Williams a la espera de las

coordinaciones con el Consulado francés, quienes determinarán la forma en que los extranjeros

regresarán a su país.

Cabe destacar que es el segundo despliegue en menos de 24 horas que realiza la Armada en

ayuda de esta competencia, ya que el martes 6 de enero se encontró el yate “Thais Morgane VM

Materiaux” del propio Le Cam, volcado y con la quilla rota, coordinando las acciones de rescate.


Bonne nav'!
DuffDuff

vendredi 9 janvier 2009

Vendée Globe: Collision avec un animal marin pour Jourdain

Salut à tous!

En début de soirée jeudi (heure française), Veolia Environnement a heurté un cétacé au large de l’Argentine. La collision avec cet animal marin a provoqué plusieurs fissures qui contraignent actuellement Roland Jourdain à poursuivre sa course sous voilure réduite, le temps pour lui de réparer en mer.
Alors qu’il dormait dans sa bannette, Roland Jourdain a été réveillé par un choc violent en début de soirée, jeudi. Après être sorti en catastrophe pour choquer les voiles et redressé Veolia Environnement parti à l’abattée, il a alors constaté la couleur anormalement rouge de l’eau autour de son bateau. Le skipper de Veolia Environnement a d’abord pensé avoir perdu une voile avant de très vite s’apercevoir, en reprenant ses esprits, qu’il avait heurté un cétacé en voyant l’animal s’éloigner.
Après inspection de son bateau, la quille et le bulbe ne semblaient pas touchés mais plusieurs fissures aux alentours du puits de quille ainsi que sur la cloison du pied de mât sont à dénombrer.
En liaison avec le cabinet Lombard et le chantier CDK depuis l’incident, Roland et son équipe à terre ont alors analysé la situation et échafaudé une réparation en mer que Roland est en ce moment en train de mettre en œuvre avec les moyens du bord sous voilure réduite. Les conditions de mer plate et de petit temps anticyclonique dans lesquels évolue actuellement Veolia Environnement se prêtent donc plus favorablement à la situation.
Deux mois tout juste après son départ des Sables d’Olonne, Roland Jourdain occupe actuellement la deuxième place du classement, à 178 milles de Michel Desjoyeaux.


Bonne nav'!
DuffDuff

Le phare du bout du monde


Salut à tous!

Après leur tour de l’Antarctique, les navigateurs du Vendée Globe doivent doubler le Cap Horn, et quelques milles plus loin au bout de la Patagonie, sur l’île des Etats, le phare du Bout du Monde leur fait un petit clin d’œil.
Non loin du Horn et de son terriblement célèbre cap, il existe une autre île, dans le prolongement de la pointe Ouest de la Terre de Feu : l’île des Etats. Si le cap Horn n’est qu’un austère caillou, l’île du Bout du Monde est un morceau d’écorce terrestre digne de ce nom ! Parsemé de 125 lacs, son relief est très accidenté et culmine à 800 mètres. Vingt-cinq jours par mois, la pluie et plus souvent la neige, tombe sur ses noirs rochers et sa végétation luxuriante est constamment balayée de vents très violents. Brume et brouillard sont présents en permanence et lorsque le soleil perce enfin, il parvient difficilement à faire grimper le thermomètre jusqu’à 5°C. Mais laissons là quelques instants les leçons de géographie, car cette île à une histoire à raconter…

Un nouveau Robinson

Il était une fois un homme, un peu fou comme ont dit, qui préférait écouter ses rêves plutôt que la sage et ennuyeuse voix de la raison. Un jour par hasard, alors qu’il naviguait dans les parages avec quelques amis, il décida d’aller se promener sur l’île qu’ils étaient en train de doubler, l’île des Etats. Après un signe de la main, le bateau s’éloigna. André le cœur léger et les mains dans les poches, partit à la découverte de ces cailloux et de ces plages du bout du monde. Mais rien ne ressemble plus à un rocher qu’une autre pierre, et à un arbre tordu qu’un autre arbre tordu… En quelques heures, André était perdu. Il ne retrouva ses amis que quatre jours plus tard, transi de froid et de faim, pieds nus, épuisé, pris au piège de cette nature hostile.

Pourtant, malgré le mauvais traitement que lui avait infligé cette île, l’aventurier en était tombé amoureux. Il y avait trouvé la nature à l’état sauvage, pure et dure. Aucune empreinte humaine, sur ce bout d’écorce terrestre. Un peu moins d’un an plus tard, en décembre 1995, après avoir appris à tirer à l’arc dans son jardin de La Rochelle, André surnommé Yul, partit cette fois-ci passer trois mois seul, sur son morceau de bout du monde. Armé d’une tente, d’un arc et de flèches, il entendait vivre là, de chasse et de pêche pendant les trois mois de l’été austral.

Le vent, le froid et surtout l’humidité l’y attendaient. Ses vêtements étaient trempés, car aucun endroit plat et sec ne se prêtait à l’installation de sa tente. Tel un ours, André se réfugia dans une petite caverne. Il étouffa, la fumée de son feu n’y était pas pour rien bien sûr, mais cet abri manquait terriblement de fenêtres ! Alors il se construisit une cabane dans les arbres… Là enfin, il était au sec, il respirait, un peu trop même ! Ballotté par le vent, il s’inquiéta, puis s’habitua. Et lorsque l’orage gronda, il rentra la tête dans les épaules et dit adieu à sa toile de tente ! Un beau jour, en se promenant sur la pointe Est de l’île, il découvrit les ruines d’un phare, en bois. De retour en France, quelques semaines plus tard, André commença à remuer ciel et terre : il voulait reconstruire ce phare, et se jura que d’ici l’an 2000, une lumière brillerait à nouveau dans ces ténèbres australes. Son idée amusa, puis retint l’attention avant de s’accrocher au cœur de tous ceux qui y avaient prêté une oreille attentive.

Un phare en Terre de Feu

Construit en 1884 par les Argentins, ce phare ne ressemblait en rien à ceux que l’on a coutume de voir. À 70 mètres d’altitude, s’érigeait un octogone, haut de 6,50 mètres et large de onze mètres, surmonté d’un joli toit pointu. Derrière ce que l’on pourrait appeler sa façade, tournée vers la mer, brillaient sept lampes dites « belges » qui fonctionnaient à l’huile de colza. Les éclats de leurs flammes étaient projetés sur un secteur de 93° et jusqu’à 15 milles, grâce à de grosses lentilles. C’était une jolie cabane, composée à l’intérieur de deux pièces : l’une servait de dortoir aux trois gardiens, l’autre était emplie de provisions et d’outils. Seuls dans la tourmente durant des semaines entières, ces hommes de l’ombre sans qui les ténèbres resteraient ténèbres, se relayaient inlassablement pour alimenter ces sept flammes qui brûlaient chacune, un kilogramme d’huile par jour.

Malgré sa grande utilité, le phare fut abandonné en 1902. Jules Vernes, inspiré par l’atmosphère de cette île lointaine et surtout par la vie inhumaine menée par les gardiens, écrivit le roman intitulé « le Phare du Bout du Monde ». En 1905, lorsque ce livre fut publié, le phare et l’écrivain avaient tous deux fermé leurs yeux. 96 ans plus tard, charmé par ce livre, envoûté par l’île et son histoire, poussé par son énergie, soutenu par une bande de solides copains, par quelques partenaires financiers et avec l’aval du gouvernement argentin, André réalise son idée pas si folle que ça : reconstruire le Phare du Bout du Monde. Ainsi, depuis le 28 février 1998, l’île du bout du monde se plaît à nouveau à faire des clins d’oeils aux marins qui passent… Et à l’occasion d’une balade, faites un détour par La Rochelle, à quelques encablures au large de la plage des Minimes : vous y découvrirez la réplique du Phare du Bout du Monde, qui à son tour, depuis février 2000, illumine la route des marins égarés !


Catherine Ecarlat pour VendéeGlobe.org


Bonne nav'!

DuffDuff

Vendée Globe: Michel Desjoyeaux

Salut à tous!

D’ici quelques heures Michel Desjoyeaux à bord de son 60 pieds FONCIA devrait quitter les Quarantièmes Rugissants. Avec 140 milles d’avance ce matin sur Roland Jourdain (Veolia Environnement), Michel accentue un peu plus son avance tandis que les vitesses des deux leaders - en approche de l’Anticyclone de Saint Hélène - ont fortement chuté. Rien n’est joué !
Alors que « Bilou » a empanné hier au pointage de 16h00 pour se recaler dans l’Est et ainsi réduire son décalage avec Michel, le leader a lui aussi décidé d’en faire autant cette nuit. Du coup, les deux hommes de tête font ce matin une route similaire avec néanmoins un avantage de 142,8 milles pour FONCIA qui lui permet pour l’instant de contrôler Veolia.
Tout semble donc aller pour le mieux à bord de FONCIA. C’est d’ailleurs ce que confiait Michel hier lors de la vacation officielle : « Ca continue de foncer à bord de FONCIA… L’anticyclone de Saint Hélène il y a huit ans me rappelle de mauvais souvenirs. Mais j'espère que là, je ne vais pas rater le coche. Il y a un peu de boulot car c'est du vent arrière. » Car Michel s’attend à être nettement ralenti dans les prochaines heures. C’est d’ailleurs ce que l’on peut observer ce matin au classement : 10 nœuds de vitesse sur une heure, 82,5 milles parcourus dans la nuit (contre 130 milles environ il y a 24h) pour 9,2 nœuds de VMG… 


Bonne nav'!
DuffDuff

Vendée Globe: Marc Guillemot

Salut à tous!

A bord de Safran, Marc Guillemot passera aujourd’hui sous la barre des 1 000 milles pour doubler le Cap Horn. Et en deçà des 8 000 milles à couvrir pour rentrer « à la maison ».
« Je devrai arriver au caillou dimanche soir vers 21h TU (22h heure française) », estimait hier Marc Guillemot. Safran passera au cours de cette journée de vendredi sous la barre des 1 000 milles à parcourir pour doubler le tant désiré Cap Horn, synonyme de retour vers des contrées connues, l’Atlantique et les Sables d’Olonne.
Plongeon Sud-Est
Comme il l’envisageait au cours de la vacation, Marc a bien empanné vers l’Est hier, avant de plonger de nouveau vers le Sud-Est. Ce décalage vers les côtes chiliennes est destiné à l’écarter autant que possible de la zone d’icebergs signalée sur sa route. 
« Je n’ai pas envie de m’amuser avec ça », prévenait hier Marc Guillemot, alors que les températures de l’eau et de l’air chutaient rapidement au fur et à mesure qu’il redescendait en latitude, dans les Cinquantièmes Hurlants.
Derniers 8 000…
Dans du vent portant médium qui propulse 
Safran – toujours sous voilure réduite - à 12,5 nœuds, il y a peu d’évolution au pointage de ce matin : Safran est toujours 5e, intercalé entre Roxy, 400 milles devant, et Brian Thompson qui vient juste de s’affranchir de la dernière Porte des glaces. Safran passera également aujourd’hui la barre des 8 000 milles restant à couvrir pour arriver aux Sables d’Olonne, soit plus de 14 800 kilomètres : la course est loin d’être terminée !


Bonne nav'!
DuffDuff